• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Bébés nés sans bras : création de deux comités pour expliquer et informer

Charlotte est née en juin 2012 amputée d'une partie de l'avant-bras. Comme elle, trois autres enfants de Guidel sont nés avec la même malformation. / © E.Pinault / France 3 Bretagne
Charlotte est née en juin 2012 amputée d'une partie de l'avant-bras. Comme elle, trois autres enfants de Guidel sont nés avec la même malformation. / © E.Pinault / France 3 Bretagne

Deux comités ont été créés dans le cadre de l'affaire des bébés nés avec un bras malformé, l'un pour tenter de déterminer les causes des malformations, l'autre pour dialoguer avec les familles, ont annoncé mardi les ministères de la Santé, de l'Ecologie et de l'Agriculture.

Par T.P. avec AFP


Le 30 janvier, quatre familles du Morbihan, dont les enfants sont nés avec des membres supérieurs malformés, exprimaient leur "impatience" et leur "détermination" dans une lettre ouverte. La ministre de la Santé avait parlé du 31 janvier comme date butoir pour un rapport d'étape sur l'enquête sur le mystère de ces multiples naissances de bébés avec des malformations au bras. Malheureusement, il se faisait attendre.

Ce mardi 12 février, l'Agence sanitaire Santé publique France et l'Agence de sécurité sanitaire Anses, chargées de l'enquête en octobre, ont annoncé la création de deux comités. Cette proposition figure dans un rapport d'étape transmis le 1er février au gouvernement et rendu public mardi. "Les résultats de ces travaux sont attendus pour le 30 juin 2019", ont indiqué les ministères dans un communiqué commun.
 

Un comité pour trouver les causes des malformations

D'une part, un comité d'experts scientifiques (CES) devra "identifier et analyser les différentes hypothèses" pouvant expliquer les malformations, parmi lesquelles d'éventuelles expositions à des substances toxiques (alimentation, environnement, médicaments...).

"À ce stade, aucune hypothèse n'est privilégiée", souligne le communiqué des ministères. Le comité d'experts, qui tiendra une première réunion début mars, devra également "formuler des recommandations pour la prévention et la prise en charge des cas détectés". Il sera présidé par Alexandra Benachi, professeure de gynécologie-obstétrique à la Faculté de médecine Paris Sud et présidente de la Fédération française des centres de diagnostic prénatal.
 

Un comité pour échanger avec les familles

Parallèlement, un "comité d'orientation et de suivi (COS) a également été constitué". Sa mission: "assurer un espace de dialogue, d'échange et d'information avec l'ensemble des parties prenantes" (familles, associations de patients ou de défense de l'environnement, professionnels de santé). Présidé par le sociologue Daniel Benamouzig, il se réunira pour la première fois le 21 février.
 

Un excès de cas dans le Morbihan 

Plusieurs cas groupés de naissances de bébés touchés par ce type de malformations ont été identifiés ces dernières années : dans l'Ain (7 naissances entre 2009 et 2014), la Loire-Atlantique (3 entre 2007 et 2008) et à Guidel dans le Morbihan (4 entre 2011 et 2013 + 8 nouveaux cas). 

Appelée "agénésie transverse des membres supérieurs", l'absence de formation d'une main, d'un avant-bras ou d'un bras au cours du développement de l'embryon représente moins de 150 cas par an en France.

Les causes peuvent être génétiques, mécaniques (un problème vasculaire empêche le développement du membre) ou dues à des substances toxiques. En octobre, Santé publique France avait indiqué que les enquêtes n'avaient pas permis de trouver d'explication. Face à l'inquiétude des parents, le gouvernement avait décidé de lancer une nouvelle enquête nationale.
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Douarnenez, la plage du Ris interdite à la baignade

Les + Lus