FC Lorient : chronique d'une saison manquée

Les merlus à la peine à l'image d'une saison manquée / © JS.Evrard / AFP
Les merlus à la peine à l'image d'une saison manquée / © JS.Evrard / AFP

La onzième saison consécutive en ligue 1 aura donc été celle de trop pour Lorient, dont la relégation en ligue dimanche est la suite logique d'un lent déclin amorcé depuis le départ de Christian Gourcuff a l'été 2014. Retour sur une année de galère...

Par Eric Nedjar

Après 11 années passées à côtoyer l’élite du football français, Lorient va donc devoir se résigner à jouer à nouveau en ligue 2. Un petit but ce dimanche, face à Troyes, aurait pourtant suffit à éviter cette relégation. Mais les Merlus sont passés à côté de leur match, comme ils sont passés à côté de leur saison.


Épisode 1 (août 2016) : Lorient voit rouge

Dès l’entame Lorient ne trouve pas son rythme. Avec 8 défaites sur les 10 premièrs matchs, les Merlus sont relégables dès la 2e journée du championnat et ces mauvais résultats coûtent son poste, fin octobre à l’entraîneur Sylvain Ripoll. En attendant de lui trouver un remplaçant, c’est son adjoint, Alex Hayes, qui assure l’intérim.


Épisode 2 (octobre 2016) : changement d’entraîneur

Sylvain Ripoll remercié, trouver un nouvel entraîneur n’est pas une tâche facile. Des noms circulent : Hubert Fournier, Eric Roy, Elie Baud, Rolland Courbis même donne son accord avant d’être obligé de se rétracter. L’ex-entraineur de Rennes et chroniqueur sur RMC Rolland Courbis est lié par contrat à la radio.

Finalement, le choix du président Loïc ferry se porte sur Bernard Casoni, mais il laisse sceptique. D'une part parce que son CV n'a rien de très enthousiasmant, ensuite parce que le principal critère qui justifie ce choix semble être le fait qu’il vient seul, une condition fixée par le club.
Pour n'avoir pas voulu sortir le chéquier, Lorient passe à côté de Sergio Conceiçao, qui fait, avec son staff de quatre personnes, les beaux jours de Nantes, 19e en décembre à son arrivée et finalement 7e de Ligue 1.

Avec l’arrivé de Bernard Casoni le 8 novembre 2016, les Lorientais alternent le bon et le moins bon. Le FC Lorient n'a passé que 5 des 38 journées de Ligue 1 hors de la zone de barrages et de la zone de relégation (18ème à la 20ème place).

Épisode 3 (mars 2017) : le match qui redonne espoir

Encalminés à la 20e place du classement, à 11 points de Nancy, les merlus se déplacent le 19 mars chez les Lorrains pour la 30e journée du championnat. Ils sont menés 2-0 à la mi-temps, mais réussissent à remonter au score et l’emporte finalement 3-2. Dès lors, Lorient entame sa remontée et gagne trois des quatre rencontres qui suivent et pour la première fois depuis le mois d’octobre réussissent à sortir de la zone de relégation. À l’issue de la dernière journée du championnat, le club termine barragiste.


Épisode 4 (28 mai 2017) : la sanction

Le barrage contre Troyes aura été symptomatique des carences affichées par les Merlus toute la saison, que ce soit le but encaissé dans le temps additionnel à l'aller (2-1), ou l'incroyable manque de précision et de réalisme au retour avec aucun tir cadré en 18 tentatives...
Cette relégation plonge Lorient dans une période d'incertitude, que le président Loïc Féry s'est efforcé de minimiser dès dimanche, un président dont la politique sportive pour beaucoup reste peu lisible.


Épilogue : les causes du déclin ?

Si dès son arrivée à la tête du club Loïc Féry clame son ambition de voir Lorient jouer à terme une compétition européenne, bien souvent la gestion de l'effectif lors des mercatos laisse songeur.
À l'été 2013, c'était déjà la vente dans les dernières heures à Marseille du grand espoir Mario Lemina qui avait provoqué le divorce avec Gourcuff, même s'il avait honoré sa dernière année de contrat.
Depuis, les choses ne se sont pas vraiment arrangées, même si on peut tout de même trouver des recrues intéressantes comme Majeed Waris ou Benjamin Moukandjo en 2015.
Cet été, malgré les deux saisons décevantes traversées par le club et en dépit des ventes lucratives de Didier Ndong pour une vingtaine de millions d'euros à Sunderland et de Raphaël Guerreiro à Dortmund pour 12 millions, Lorient n'avait presque rien réinvesti.

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