Morgan Large. La FRSEA Bretagne se dédouane des actes de malveillance subis par la journaliste

Le syndicat agricole condamne les menaces à l'encontre de la journaliste spécialisée dans l'agro-alimentaire en Centre-Bretagne. La FSREA se dit ne pas être responsable de ces actes malveillants et rappelle dans le même temps les intimidations envers les agriculteurs.

La journaliste Morgan Large, lors d'un rassemblement de soutien, le 6 avril dernier à Rostrenen (Morbihan).
La journaliste Morgan Large, lors d'un rassemblement de soutien, le 6 avril dernier à Rostrenen (Morbihan). © MaxPP

La FRSEA (La Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles) de Bretagne a condamné les menaces à l'encontre de Morgan Large, journaliste à Radio Kreizh Breih (RKB) en Centre-Bretagne, ce jeudi 15 avril dans un tweet.

"Depuis plusieurs jours, la FRSEA est ciblée par une journaliste comme étant responsable d'actes malveillants qu'elle subit", écrit le syndicat dans un communiqué de presse. "Nous condamnons ces actes malveillants visant Morgan Large."

Le syndicat agricole nie toute responsabilité dans les accusations qui lui sont faites. Les faits remontent au 2 avril dernier, lorsque la journaliste avait découvert que les écrous de sa voiture avaient été dévissés

Quelques jours après les faits, plus de 500 personnes s'étaient réunies à Rostrenen (Côtes d'Armor) en soutien à la journaliste intimidée, et pour la liberté de presse. 

De son côté, la FRSEA tient à rappeler que "si la liberté de la presse est réelle, la liberté d'expression syndicale l'est aussi"

"La lumière doit être faite, peu importe leurs cibles"

La FRSEA a "joué son rôle pendant un reportage et continuera à le faire: défendre les agriculteurs", peut-on lire dans le communiqué de presse. Dans le documentaire en question, "Bretagne, une terre sacrifiée", on y voit des agriculteurs "expliquer la réalité de l'agricultre" ainsi que Morgan Large enquêter sur l'agro-industrie en Centre-Bretagne. 

 "Les actes malveillants visant les agriculteurs sont tout aussi condamnables", rappelle le syndicat : "agressions dans leurs champs et intrusions dans leurs fermes notamment, qu'aucune cause ne peut justifier", poursuit le défenseur des exploitants agricoles bretons.

Le FRSEA souhaite ainsi que "toute la lumière" soit faite "sur tout type d'actes illégaux" et "que la police et la justice fassent leur travail".

 

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