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Solitaire du Figaro : 43 skippers s'apprêtent à vivre une course fabuleuse et infernale

Les 43 skippers qui prendront part à la Solitaire du Figaro le 4 juin prochain depuis Pauillac ont paradé lors de la Fête du Fleuve à Bordeaux. / © MEHDI FEDOUACH / AFP
Les 43 skippers qui prendront part à la Solitaire du Figaro le 4 juin prochain depuis Pauillac ont paradé lors de la Fête du Fleuve à Bordeaux. / © MEHDI FEDOUACH / AFP

Des jours sans dormir, un mano a mano constant sur 3 semaines, des marins à l'extrême limite qui divaguent: la Solitaire du Figaro débute samedi à Bordeaux pour sa 48e édition, fabuleuse et infernale à la fois.

Par LH avec AFP

"Tu vas au bout de toi-même, tu as une perte de lucidité colossale mais tu dois faire ta stratégie. Tu ne vois ça nulle part ailleurs dans le monde", raconte Jérémie Beyou, qui prendra part dimanche 4 juin à la Solitaire du Figaro pour la 16e fois, fort de ses 3 victoires (2005, 2011, 2014).

"J'ai connu un sentiment fabuleux quand j'ai gagné. Quand j'y repense ça m'émeut vachement parce que c'est ça que tu recherches dans le sport. En 2011, je marchais sur l'eau", se souvient-il. 
La préparation des skippers avant la Solitaire du Figaro
Intervenants : Jérémie Beyou, Skipper Charal - Cloé Briand, ostéopathe et préparatrice physique - Xavier Macaire, skipper groupe SNEF - Jeremie Beyou, skipper Charal

Troisième du dernier Vendée Globe, Jérémie Beyou a en tête une 4e victoire sur la Solitaire, ce qui n'est jamais arrivé depuis la création en 1970. 

Mais il n'est pas le seul à courir pour ce record historique : à côté de lui il y aura son ami et vieux rival, Yann Eliès, 5e sur le Vendée globe 2016/2017 et victorieux en 2012, 2013 et 2015.

"J'ai gagné au bout de la 13e fois, j'ai cru que je n'y arriverai jamais ! J'ai vécu un état de grâce, un moment d'euphorie où tout va très bien. C'est pour ça qu'on y retourne et qu'on est accro à la victoire", confie Eliès, inspiré quand il avait 6 ans par la succès de son père, Patrick Eliès, sur la Solitaire en 1979. 
Jérémie Beyou et Yann Eliès, du Vendée Globe à la Solitaire du Figaro
Intervenants : Jeremie Beyou, skipper Charal - Yann Elièes, skipper Queguiner Leucemie Espoir

"Le plus dur est le rythme imposé aux marins"

Eliès et Beyou devront batailler avec 41 autres concurrents, dont 6 marins étrangers. 

La Solitaire du Figaro, c'est la référence en matière de course au large, tous les plus grands hommes de la mer y sont passés, de Michel Desjoyeaux à François Gabart en passant par Franck Cammas. Elle se court en 4 étapes (1 étape: 4 jours et 3 nuits), après un départ de Bordeaux samedi pour une arrivée prévue le 21 juin à Dieppe. Elle se dispute sur des bateaux monotypes (Figaro). 

"Ce sont les marins qui font la différence, pas la machine. Le plus dur est le rythme imposé aux marins. Ils passent 22 heures à la barre par jour, ils dorment 20 minutes, 5 à 6 fois dans la journée, parfois à la barre. Il faut bien se connaître en mer. On a vu des marins perdre la course parce qu'ils ont voulu lutter trop longtemps contre le sommeil", explique le commissaire de la course Mathieu Sarrot.

Des foils en 2019

La jeune génération entend bien marquer son empreinte et ils seront quelques-uns à jouer les premiers rôles tels Alexis Loison, Nicolas Lunven, Erwan Tabarly, Sébastien Simon ou encore Charlie Dalin.

"La Solitaire, ça fait partie de la légende, j'ai grandi en lisant les récits de la Solitaire dans les magazines de voile quand j'étais petit. La gagner est l'objectif majeur de cette saison", prévient Dalin, architecte naval passé pro en 2011, et sur le podium lors des 3 dernières éditions.

En 2019, pour sa 50e édition, la Solitaire du Figaro, entrera dans une nouvelle ère, celle des "bateaux volants" alors que la flotte sera équipée de foils. 

 

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