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Désertification médicale : pour Edouard Philippe “les maisons de santé doivent être la norme”

11 février 2019. Le Premier ministre, Edouard Philippe, lors d'un déplacement à Avoine en Touraine pour visiter la maison de santé pluridisciplinaire universitaire du Véron. / © Flavien Texier - F3CVDL
11 février 2019. Le Premier ministre, Edouard Philippe, lors d'un déplacement à Avoine en Touraine pour visiter la maison de santé pluridisciplinaire universitaire du Véron. / © Flavien Texier - F3CVDL

Le gouvernement veut que les maisons de santé, qui regroupent plusieurs médecins et professionnels de santé, deviennent "la norme" afin notamment de combattre la désertification médicale, a déclaré , ce lundi, Edouard Philippe, en visite dans un village de Touraine.
 

Par Fabienne Marcel

A deux jours de l'arrivée du projet de loi santé en Conseil des ministres, le Premier ministre, Edouard Philippe, accompagné de la ministre Agnès Buzyn, a visité lundi matin une de ces maisons de santé pluridisciplinaire (MSP), où exercent au total une trentaine de professionnels (généralistes, internes, kinés...) à Avoine, petit bourg près de Chinon (Indre-et-Loire).

Cette initiative ici, et d'autres initiatives partout en France, montrent le chemin. Et l'objectif du projet de loi, c'est de faire en sorte que ces initiatives puissent être dupliquées, multipliées sur le territoire, pour que l'exercice collectif de la médecine devienne la norme", même s'il ne s'agit pas de la rendre "obligatoire",

a-t-il déclaré.

En 2018, le Premier ministre était déjà venu en Centre-Val de Loire promouvoir les Maisons de Santé Pluridisciplinaires, à Sancoins dans le Cher. Il faut dire qu'en matière de désertification médicale, la région subit ce fléau depuis de nombreuses années. Et à l'époque, en mai 2018, Edouard Philippe déclarait que les maisons de santés pluridisciplinaires "ne pouvaient pas être la seule réponse à la désertification médicale." 
 

Attirer des médecins libéraux qui craignent les contraintes d'exercer seul à l'écart des villes, décharger les services d'urgence, faciliter les "soins non programmés" et les consultations sans rendez-vous, permettre la présence de certains spécialistes au moins un ou deux jours par semaine: le gouvernement voit de nombreux avantages à ces structures, dont le développement a été amorcé il y a une dizaine d'années.

Selon un point effectué par le ministère début 2018, la France comptait 910 MSP et plus de 300 en cours de création. Edouard Philippe a confirmé la création d'ici 2022 de 4.000 postes d'assistants médicaux, qui font actuellement l'objet de négociations difficiles entre la Sécurité sociale et les médecins libéraux, pour faciliter notamment "l'organisation de communautés médicales".

Agnès Buzyn a elle rappelé les autres axes de son plan "Ma santé 2022", annoncé par Emmanuel Macron en septembre, dont une partie sera incluse dans le projet de loi présenté mercredi en Conseil des ministres: fin du numerus clausus pour les études de médecine, transformation de petits hôpitaux en "hôpitaux de proximité" dotés de nouveaux investissements, ou encore créations de communautés de professionnels de santé adaptées aux besoins locaux.

 


 

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