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Analyse Apache : des pesticides dans les cheveux des salariés viticoles

C'est une enquête dont le nom (APACHE)  fait immédiatement penser à cette fameuse tribu indienne, qui déterrait la hache pour déclarer la guerre. La hache en  l'occurence fait irruption dans le monde fermé et secret du vignoble....  
es beaufortCette enquête publiée ce 19 février 2013 pourrait bien déclencher une drôle d'effervescence dans le monde des bulles légères qui font la réputation du breuvage festif  le plus connu au monde : le Champagne. 

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Cancer et viticulture Une reconversion Bio

Enquête APACHE : Analyse de Pesticides Agricoles dans les CHEveux.
Car si à l'heure où l'épandage de pesticides est sur la sellette, le C.I.V.C. (Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne) avait demandé et obtenu, en 2012 une dérogation afin de poursuivre l'épandage de produits phytosanitaires par hélicoptère sur les parcelles les plus inaccessibles.


Des molécules cancérigènes, issues des pesticides dans les vignes à Listrac Médoc, en Gironde, ont été retrouvées dans les cheveux des salariés de la viticulture et même des riverains. Tous ont participé à une étude inédite publiée de mardi et menée par l'association Générations futures.

L'étude, menée par l'association Générations futures, a analysé les cheveux d'une vingtaine de personnes : 15 salariés viticoles et cinq riverains de Listrac Médoc en Gironde. Le premier résultat n'est pas vraiment surprenant. Les salariés viticoles présentent 11 fois plus de pesticides que la population témoin. Les riverains des vignes, cinq fois plus.

Mais le résultat le plus inquiétant de cette étude réside plutôt dans la nature des produits utilisés. Près de la moitié des molécules retrouvées sont classées comme cancérigènes possibles, 36% sont suspectés d'être des perturbateurs endocriniens. Du Diuron, un herbicide interdit depuis 2003 en France, a même été retrouvé sur l'un des professionnels.
Écoutez ce témoignage, reportage d'Anne-Laure Barral, diffusé par France Info
Les salariés ont souhaité participer

"C'est une étude limitée mais on ne demande qu'à la dupliquer", a expliqué François Veillerette, porte-parole de Générations futures et élu écologiste. L'Inserm travaille également sur une étude sur la santé des salariés de la viticulture, mais dont on attend toujours les résultats. Ce sont des salariés viticoles eux-mêmes qui ont souhaité participer à cette analyse. Leur situation est difficile puisqu'en dénonçant les risques, ils craignent aussi de perdre leur emploi.

"L'économique ne doit pas toujours primer sur la santé", estime Nicole Bonnefoy, sénatrice socialiste et à la tête de la mission d'information parlementaire sur les pesticides. La vigne utilise 20% des pesticides consommés en France. Elle devrait donc avoir un rôle majeur dans l'objectif de réduction des produits phytosanitaires. Un engagement sur lequel la France est mal engagée puisqu'elle a plutôt augmenté sa consommation ces dernières années.




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