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Alstom : le site de Belfort “sauvé”, quid de Reichshoffen ?

Le site Alstom à Reichshoffen
Le site Alstom à Reichshoffen

L'Etat et le groupe Alstom vont mettre la main à la poche pour sauver le site de Belfort. Des TGV et des locomotives seront commandées pour développer l'activité de l'usine. Le projet de délocalisation de Belfort vers le site alsacien de Reichshoffen est donc enterré.

Par M.C avec AFP

Quinze TGV à étage, qui s'ajoutent aux six destinés à la ligne Lyon-Turin, plus vingt locomotives dépanneuses : le gouvernement et Alstom ont annoncé mardi une pluie de commandes et d'investissements étalés sur quatre ans, pour maintenir et développer l'activité de l'usine de Belfort, un temps menacée. "Le site d'Alstom de Belfort est sauvé!", a tweeté le Premier ministre Manuel Valls. 

Alstom : le site de Belfort sauvé, quid de Reichshoffen ?
L'Etat et le groupe Alstom vont mettre la main à la poche pour sauver le site de Belfort. Le projet de délocalisation de Belfort vers le site alsacien de Reichshoffen est donc enterré. - France 3 Alsace -  Le reportage de S. Malal - France 3 Besançon - M. Ruch - E. Horrenberger. Interviews : Fabienne Keller par téléphone - Christophe Sirugue, secrétaire d

Mais cette commande risque d'être d'être contre-productive selon Fabienne Keller. Pour la sénatrice LR du Bas-Rhin, cette commande aura un impact négatif sur celle du site de Reichshoffen qui construit les rames Intercités.  En somme, l'État déshabille le site de Reichshoffen pour habiller celui de Belfort.

Le site de Reichshoffen se retrouvera-til fragilisé ? Non, affirme la CGT qui fait état d'une commande de 30 Régiolis, ce qui garantirait du travail jusqu'en 2019, sauf que production n'est pas encore lancée. Christophe Sirugue, le secrétaire d'État à l'Industrie l'affirme pourtant, Belfort ne sera pas le seul site d'Alstom à profiter de cet argent frais.

Le projet de restructuration initial d'Alstom est enterré. Le groupe avait annoncé, le 7 septembre, le transfert d'ici à 2018 de l'ingénierie et de la production de son site de Belfort vers celui de Reichshoffen. L'avenir de l'usine belfortaine, bâtie en 1879, berceau de la première motrice TGV dans les années 1970, était devenu une priorité pour l'exécutif, quelques mois avant l'élection présidentielle. François Hollande lui-même avait promis que "tout sera(it) fait" pour maintenir l'activité et les quelque 400 emplois menacés de déménagement.

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