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Jugé pour un appel à la violence contre Brigitte Macron, l'internaute ardennais est relaxé

L’Ardennais avait appelé à accueillir Brigitte Macron "avec des fusils" à l'occasion de sa visite à Reims le 20 mars. / © Ludovic Marin - AFP
L’Ardennais avait appelé à accueillir Brigitte Macron "avec des fusils" à l'occasion de sa visite à Reims le 20 mars. / © Ludovic Marin - AFP

Le tribunal correctionnel de Reims jugeait ce mardi 19 mars un Ardennais de 23 ans qui avait appelé aux armes contre Brigitte Macron sur les réseaux sociaux. Le jeune homme a finalement obtenu la relaxe.

Par Isabelle Griffon (avec AFP)

L'histoire commence le 6 février. Sur leur page Facebook, nos confrères de L'Union annoncent la venue de Brigitte Macron ce mercredi 20 mars au Stade Delaune à Reims pour donner le coup d'envoi d'un match de gala du Varietés Club de France. Dans les commentaires, un jeune homme poste un message appelant à accueillir la Première dame "avec des fusils". Ce message est très vite signalé aux autorités par l'avocat du couple Macron.

Son auteur, un Ardennais de 23 ans qui vit à Saint-Menges, près de Sedan, n'a jamais eu de déboires avec la justice. Durant sa garde à vue dans les locaux du SRPJ de Reims, le jeune homme a reconnu et regretté son commentaire. Il a expliqué que ce message était humoristique et destiné à faire rire ses amis.
 

Un procès pour l'exemple

Saisi par une plainte de l'avocat du couple présidentiel, le parquet de Reims a lancé une poursuite sur la base de l'article 23 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse qui réprime l'incitation au crime ou au délit d'atteinte aux personnes. "Face aux propos haineux de plus en plus fréquents sur internet, il s'agit de rappeler les limites de la liberté d'expression", a expliqué le procureur de Reims Matthieu Bourrette, précisant que ce procès avait une visée pédagogique.

Le jeune internaute est jugé pour "provocation publique, non suivie d'effet, à la commission d'un crime ou d'un délit d'atteinte à la personne". Le parquet avait requis un stage de citoyenneté. Finalement, le jeune homme a été relaxé.
 

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