Ardennes : le PDG des Cycles Mercier dépose plainte et maintient son projet

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Écrit par Matthieu Mercier avec AFP
La friche industrielle Porcher, à Revin, qui devait accueillir une usine des cycles Mercier.
La friche industrielle Porcher, à Revin, qui devait accueillir une usine des cycles Mercier. © France télévisions / Raphaël Doumergue

Nouveau rebondissement dans l'affaire de l'implantation des Cycles Mercier à Revin dans les Ardennes. Le PDG a décidé de maintenir son projet et veut porter plainte.

Le PDG des Cycles Mercier contre attaque et dénonce les propos de Bercy "relayés dans les médias cet été" et "empreints d'une vision pré-établie d'une fraude fiscale que nous dénonçons fermement", a expliqué Me Jean-David Scemama, à nos confrères de l'AFP, ce vendredi 26 novembre. 


L'État avait décidé fin juillet de retirer son soutien de plusieurs millions d'euros au projet de relocalisation des Cycles Mercier à Revin, censé créer 270 emplois en cinq ans, suscitant l'incompréhension dans cette commune économiquement sinistrée.
Alors que la ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault avait salué le projet mi-mars comme synonyme du "retour du développement industriel", Bercy avait justifié ce revirement par des soupçons d'irrégularités fiscales et douanières.

"Soupçons infondés"

"Le porteur de projet a fait - ou fait - l'objet de plusieurs enquêtes douanières et fiscales, en France et au niveau européen, dont certaines ont déjà donné lieu à des notifications de plusieurs millions d'euros à titre personnel et pour ses sociétés", avait justifié Bercy le 3 août. "Le Groupe Cycles Mercier reste convaincu que les suites des procédures judiciaires en cours démontreront le caractère infondé des soupçons dont il a été la cible par voie de presse", écrit vendredi Me Scemama dans un courrier.


Le groupe confirme dans ce courrier "son intention de poursuivre son projet de rapatriement en France de la production de ses cycles (...) qui a récemment fait l'objet d'un arrêt brutal suite à un désengagement économique total de l'État". En revanche, ce "rapatriement" d'une production réalisée aujourd'hui en Asie du Sud-Est ne se fera pas nécessairement à Revin ou dans les Ardennes, a souligné le PGD du groupe, Jean-Marc Seghezzi, auprès de l'AFP, assurant être "extrêmement sollicité, dans différentes régions".


"Les régions ont d'autres leviers de subvention" que l'Etat, a-t-il ajouté.
Les Cycles Mercier "sont une marque centenaire, qui font partie du patrimoine industriel français, c'est hallucinant que l'Etat ne prenne pas position", s'est-il agacé.

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