Université de Strasbourg : l'assemblée générale vote le blocage à partir du lundi 16 avril

© Vincent Ballester/France 3 Grand Est
© Vincent Ballester/France 3 Grand Est

L'assemblée générale réunie dans l'amphithéâtre Cavaillès a voté pour le blocage du nouveau Patio à partir de lundi. Les quelque 400 étudiants ont aussi voté pour l'interdiction de participation aux AG des membres de l'UNI, syndicat étudiant opposé au blocage.

Par A.P., V.B., M.L. et V.P.

Les étudiants de l'université de Strasbourg se sont à nouveau réunis en assemblée générale ce jeudi 12 avril à midi. Vers 15h30, les 450 étudiants réunis dans l'amphithéâtre Jean-Cavaillès ont finalement voté la reprise du blocage à partir du lundi 16 avril, de même que l'interdiction de participation aux AG des membres de l'UNI, syndicat étudiant opposé au blocage. 

Réunis depuis midi, près de 700 étudiants ont pris part à des débats concernant notamment la loi relative à l'Orientation et à la réussite des étudiants (ORE), qui modifie pour la rentrée de septembre 2018 les conditions d'accès aux études supérieures. 


Les membres de l'UNI, syndicat étudiant proche de la droite, se sont vus refuser l'accès à l'assemblée générale. Leur aurait été écartée par un vote en comité de mobilisation mercredi en fin d'après-midi, selon les organisateurs. Ces derniers leur reprochent d'avoir perturbé le déroulement des débats la veille, à l'issue desquels la levée du blocage avait été votée. 


"On était là pour discuter, pour proposer d'organiser un débat une rencontre avec le président de l'université, regrette François, membre du syndicat étudiant. On nous a dit : "vous n'avez pas respecté le vote hier, vous n'êtes pas légitimes à rester." "C'est l'AG qui décide de qui a sa place ou non", rétorque l'un des étudiants admis.

L'amphithéâtre Cavaillès lors du vote pour la perturbation des examens, le jeudi 12 avril. La proposition n'a pas été adoptée. / © Vincent Ballester/France 3 Grand Est
L'amphithéâtre Cavaillès lors du vote pour la perturbation des examens, le jeudi 12 avril. La proposition n'a pas été adoptée. / © Vincent Ballester/France 3 Grand Est


Une autre étudiante, dont c'était la première assemblée générale, regrette les huées et le concept de blocage en lui-même. "Bloquer ne permet pas forcément d'amener des gens pour discuter, ça amène plutôt des gens qui veulent débloquer,"souligne-t-elle. Sa voisine, en STAPS et opposée au blocage, acquiesce. Elle précise cependant : "certains dans l'autre camp, les ont traité de fachos, c'est dommage."

L'assemblée générale du 12 mars 2018, dans un des amphis de l'université de Strasbourg. / © Vincent Ballester/France 3 Grand Est
L'assemblée générale du 12 mars 2018, dans un des amphis de l'université de Strasbourg. / © Vincent Ballester/France 3 Grand Est


Mercredi, près de 900 étudiants ont pris part à l'assemblée générale qui a voté la levée du blocus au terme d'un débat houleux, où quelques dizaines de voix auront fait la différence. Les bâtiments de l'université ont rouvert leurs portes dans la foulée, après trois jours consécutifs de fermeture forcée. 


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