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Consommation : et vous, vous êtes bio ?

Bio & Co, au parc des expositions du Wacken / © France 3 Alsace
Bio & Co, au parc des expositions du Wacken / © France 3 Alsace

Salon bio & co, salon bobo ? Pas vraiment, ou de moins en moins. Aujourd'hui, 85 % des Français se déclarent intéressés par les produits bio et locaux. A chacun ses raisons, à chacun sa manière. Nous vous avons posé la question ce week-end au parc des expositions de Strasbourg. 

Par Auberie Perreaut

A ce stade, cela a dépassé la simple tendance, ou la passade. Avec une croissance de 17% en 2017 par rapport à 2016*, le marché bio français se porte très bien. Une croissance telle que la grande distribution tente déjà de s'en emparer
 

25% de risques de cancer en moins 


Et ce ne sont pas les derniers avis rendus par les scientifiques qui freineront cette évolution. Une équipe de chercheurs français a noté une diminution de 25% des risques de cancer chez les consommateurs réguliers d'aliments issus de l'agriculture biologique. Résultat : des consommateurs de plus en plus concernés par leur assiette et leurs trousses de toilettes. Certains cherchent déjà à convertir leurs animaux au bio. Ceux-là, on ne les a pas trouvé cette après-midi dans les allées bien pleines du Salon bio & co à Strasbourg. En revanche, vous étiez nombreux à avoir adopté une résolution "100% bio ou écolo" en 2018. 
 

Des produits de saison, locaux et bio

"Je viens d’avoir un enfant, je me suis dit qu’il fallait commencer avec une bonne nourriture pour ce nouvel être. Cet article avec les risques de cancer, ça m’a fait tilt. Moi, je suis la génération cancer, pour mon fils, il est encore temps. Désormais, je récupère un panier de légumes dans une Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne. Des produits de saison, locaux et bio. Avant, je ne consommait rien de bio, trop cher. C’est redondant mais on sait ce qu’on mange et c’est plus responsable. On commence par les légumes, ensuite viendront les fruits, et les produits laitiers."


 



Aline, 31 ans, Strasbourg. 
 

Je remplace le sucre blanc par du sucre roux, du miel, du sirop d’agave ou d’érable

 

"En prenant de l’âge, on est obligé de faire plus attention. Quand on est jeune, on ne pense pas aux risques de cancer et de diabète, puis les problèmes arrivent. Ca a été un déclencheur. Je remplace le sucre blanc par du sucre roux, du miel, du sirpo d’agave ou d’érable. Les viennoiseries, les gâteaux : c’est fini ! Maintenant, on opte pour une tranche de pain complet et du miel bio. Ca fait autant plaisir à mon fils de 14 ans, on s'habitue vite ! "
 



Sabine, 53 ans, Lingolsheim.
 

Pas vegan hein, simplement végétarienne !



Valentine : "Maintenant, j’utilise tout ce qui est lavable et qui se ré-utilise, comme les protections féminines. Ca dure 5 ans, plutôt que de s’approvisionner tous les mois. Au final, ça coûte aussi beaucoup moins cher. Je suis dans l’optique moins de déchets pour réduire mon impact environnemental."

Romane : "Je suis végétarienne depuis un mois. Pas vegan hein, simplement végétarienne ! On a pas besoin de viande, le fromage compense, par exemple, le manque de protéines. Je me suis décidée à force de voir des vidéos sur internet, ou les actions d’organisation comme Sea Sheperd​​​​​​. Il y aussi les scandales sanitaires comme Findus qui m’ont découragé. Ce n’est pas normal qu’on tue des animaux dans ces conditions. Aujourd’hui, on a le droit de porter plainte pour un chien maltraité, mais ça ne dérange personne qu’on égorge des veaux. Par contre, je ne suis pas d’accord avec les violences envers les boucheries. La violence contre la violence, non merci. En plus, ce sont des petits bouchers qui font « bien » les choses, c’est la grande distribution qu’il faut pointer du doigt." 

 



Valentine et Romane, 19 et 16 ans, Erstein. 
 

Je milite pour qu’on arrête d’acheter de la vaisselle jetable


"Des bonnes résolutions écolo, j’en fait une par an ! Cette année, c’est le plastique. C’est terrible ce qu’on voit dans les océans. Avec la couverture médiatique, les gens prennent conscience, mais il y a encore du boulot… Les anciens, il faut enfoncer le clou, les jeunes ce n’est pas gagné non plus. Je suis dans une association qui organise des concerts. Il y a toujours un pot de l’amitié après. Et donc, des gobelets, des couverts en plastique. Je milite pour qu’on arrête d’acheter de la vaisselle jetable. Il faut du temps pour expliquer, réexpliquer, ré-réexpliquer, et revenir à la charge (rires). On a fini par acheter de vrais verres. Mais les jours où je m’absente, je retrouve des traces de plastique…"  

 



Patrice, 69 ans, Strasbourg. 

 

Un peu de vinaigre blanc, du savon de marseille et de l’eau. C’est hyper simple !

"Je commence à faire mes cosmétiques moi-même, mon shampooing. Pareil pour les produits ménagers. C’est pour la planète certes, mais aussi pour moi. Ma recette ? Un peu de vinaigre blanc, du savon de marseille et de l’eau.C’est hyper simple ! Et avec ça, je fais la vaisselle et le sol, c’est multi-usages."


 



Emilie, 26 ans, Lingolsheim.

Je vois grandir mes légumes, je sais d’où ils viennent


"J’ai un petit jardin sur mon balcon avec des tomates, des courgettes et des poivrons. Je vois grandir mes légumes, je sais d’où ils viennent. Il y a une prise de conscience collective sur l’industriel. C’est moins cher, mais on connaît les effets sur la santé. L’idéal, ça serait de partir à la campagne. Pour l’instant, le travail et mes horaires m’en empêchent.  L’avenir, c’est de changer de travail et être hors de la ville !" 
 


Antoine, 33 ans, Strasbourg. 



 

* Source : Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique 

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