Port du masque dès 6 ans : pour le pédiatre Yves Alambik, "les enfants sont très adaptables et très rapidement"

Avec le port du masque obligatoire dès l'âge de 6 ans à l'école, certains parents se questionnent sur les conséquences psychologiques qu'il pourrait occasionner. Si le premier confinement a eu un impact visible sur les enfants, le port du masque demande un travail de pédagogie.
Depuis la rentrée de novembre 2020, le port du masque est obligatoire pour les enfants dès six ans.
Depuis la rentrée de novembre 2020, le port du masque est obligatoire pour les enfants dès six ans. © Alexandre Marchi / Maxppp
Après les adultes et les enfants à partir de 11 ans, c'est au tour des enfants de 6 ans et plus de s'y habituer. Depuis la rentrée de novembre 2020, ces derniers sont obligés de porter le masque à l'école. Si les premiers jours ont parfois été difficiles aussi bien pour les élèves que pour les parents, des questions se posent sur les conséquences physiques mais aussi psychologiques de cette obligation. 

Le docteur Yves Alambik, président du groupement des pédiatres du Bas-Rhin, appelle les parents à un travail de pédagogie à la maison. Ils doivent faire comprendre à leurs enfants en quoi le port du masque est essentiel. "Les enseignants ont fait ce travail dans les écoles, mais les parents doivent les soutenir", déclare le pédiatre strasbourgeois. 

"Les enfants sont très adaptables" 

Si les adultes ont parfois du mal à supporter le masque toute une journée, les enfants âgés de 6 ans et plus auraient davantage de facilité. "Les enfants sont très adaptables et très rapidement, comme quand ils ont une fracture et qu’on doit leur mettre un plâtre", note le pédiatre. Mais surtout, le port du masque permettrait d'éviter les fermetures de classe et les isolements à répétition, comme cela a pu être le cas depuis la rentrée de septembre.

"Dans une classe où un enseignant a été diagnostiqué positif au Covid avec son masque et où les enfants étaient tous masqués, la classe n’a pas fermé. L'école a pu continuer parce que les enfants n’étaient pas considérés comme cas contact", explique Yves Alambik.

Le souvenir du premier confinement

D'après le docteur, c'est également un moyen pour les enfants de ne pas connaître la même angoisse que lors du premier confinement. Dans certaines familles, "avec jardin et des parents en télétravail", cette période c'était relativement bien passé, mais "dans des familles monoparentales ou dans des familles en difficulté, dans des petits appartements, ça s’est mal passé. Pas toujours, mais c’était souvent le cas."

Et les séquelles sont encore visibles, notamment chez certains garçons, qui ont pris du poids pendant le premier confinement. "J'ai vu des problèmes d’obésité apparaître, avec des prises de sept ou huit kilos", souligne le docteur. 

À noter que pour les enfants de six ans et plus, le port du masque est obligatoire à l'école mais pas à l'extérieur. Ces dernières mesures concernant le port du masque ont fait l'objet d'un nouvel arrêté dans le Haut-Rhin et dans le Bas-Rhin.
 
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