Strasbourg : l'université continue à enseigner l'homéopathie

© BELPRESS/MAXPPP
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Si la faculté de Lille a choisi de suspendre l’enseignement de l’homéopathie, après la mise au point du Conseil national de l'ordre des médecins, l’université de Strasbourg continue de dispenser ces cours. Un médecin homéopathe, enseignant à l'université répond à nos questions. 

 

Par Catherine Munsch

Suite à la mise au point du Conseil national de l'ordre des médecins sur les médecines alternatives et complémentaires, en juin dernier, l'université de médecine de Lille a décidé de suspendre ses cours d'homéopathie. A l'université de Strasbourg, il n'en n'est pas question. Un des enseignants de cette matière, Jean-Lionel Bagot a accepté de répondre à nos questions sur le sérieux et les références utilisées dans cet enseignement. 
Une interview réalisée par David Meneu et Hanna Strobel

Est-ce un risque de ne plus former les médecins homéopathes, comme l’a décidé l’université de Lille ?
 

"A Strasbourg nous avons toujours voulu que l'enseignement soit universitaire, contrôlé, reconnu. Il faut éviter les dérives."


Eviter les dérives de quelle sorte?

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"On prescrit en fonction de l’ensemble des symptômes du patient…si on veut avoir de bons résultats thérapeutiques".


Assez sérieux l’enseignement de l’homéopathie?
 
"Il existe un certain nombre de publications que nous utilisons toujours pour commencer un cours. Nous restons en relation avec la médecine d'aujourd'hui."

 
"Un certain nombre de publications, suffisamment sérieuses, démontrent une action de l'homéopathie, supérieure à l'action placebo"

 

« Si on n’enseigne plus l’homéopathie, on va la laisser entre les mains des non médecins »

Sur son site, le Conseil national de l'ordre des médecins réaffirme "que la prise en charge médicale d’un patient doit être conforme aux exigences de qualité et de sécurité des soins, voire de leur urgence.  Le traitement préconisé par un médecin ne peut, en aucun cas, être alternatif aux données acquises de la science et à l’état de l’art, mais il peut comporter une prescription adjuvante ou complémentaire, médicamenteuse ou autre, que le médecin apprécie en conscience dans chaque situation, après avoir délivré au patient une information loyale, claire et appropriée. Le Conseil national rappelle toutefois que le code de la santé publique relatif à la déontologie médicale interdit de présenter comme salutaires et sans danger des prises en charge ou des thérapeutiques non éprouvées."

Le détail de la formation dispensée par l'université de Strasbourg est à retrouver sur le site du service formation continue de l'université. 
 

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