Strasbourg : du sursis requis contre les 13 opposants au GCO

Une manifestation de soutien s'est tenue devant le Palais de justice en début de matinée le 25 septembre 2019. / © F.DEZEMPTE / France 3 Alsace
Une manifestation de soutien s'est tenue devant le Palais de justice en début de matinée le 25 septembre 2019. / © F.DEZEMPTE / France 3 Alsace

Treize zadistes comparaissaient en correctionnelle devant le tribunal de Strasbourg ce mercredi 25 novembre 2019 pour violences sur des gendarmes ou encore vol de matériaux de chantier. Contre ces opposants du Grand contournement ouest (GCO), des peines de 2 à 6 mois avec sursis ont été requises.

Par Claude Lepiouff

Onze hommes et deux femmes, agés de 21 à 32 ans, comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Strasbourg ce mercredi 25 novembre 2019, accusés de vol en réunion de matériaux de chantier ou, pour certains, de violences et outrages sur des gendarmes. Les faits se sont déroulés le 20 avril 2019 sur le tracé du Grand contournement ouest (GCO), une rocade en construction sur le réseau autoroutier de Strasbourg. Le procureur a requis des peines de prison avec sursis, de 2 à 6 mois suivant la gravité des faits reprochés. Le jugement a été mis en délibéré au 20 novembre 2019. Une manifestation de soutien s'est tenue devant le palais de justice, en début de matinée, juste avant l'audience.
 
Les opposants au GCO avaient érigé une cabane sur le tracé du grand contournement ouest de Strasbourg, entre Pfettisheim et Pfulgriesheim,le samedi 20 avril au petit matin. / © Clara / France 3 Alsace
Les opposants au GCO avaient érigé une cabane sur le tracé du grand contournement ouest de Strasbourg, entre Pfettisheim et Pfulgriesheim,le samedi 20 avril au petit matin. / © Clara / France 3 Alsace

A l'aube, ce matin-là d'avril, les militants avaient bâti une "cabane" sur le tracé du grand contournement ouest de Strasbourg entre Pfettisheim et Pfulgriesheim. Ils avaient utilisé du bois, des pneus, des planches trouvés sur le chantier du GCO et avaient été rapidement délogé par une cinquantaine de militaires épaulés par le peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG).
 

Après avoir sommé, sans succès, les opposants au GCO de lever le camp, les forces de l'ordre avaient finalement procédé à une évacuation forcée. Une opération au cours de laquelle ces treize personnes avaient été interpellées et placées 48h en garde à vue. L’installation avaient elle été détruite.

Les militants poursuivis sont originaires d’un peu partout en France (Alsace, Vosges, Gironde, Puy-de-Dôme, Isère, Morbihan), sauf un qui est domicilié en Belgique. Pendant l’audience ils ont refusé de répondre aux juges sur les faits. Le procureur a requis des « peines d’avertissement ». Il a pris en compte la jeunesse et le profil sans casier judiciaire de presque tous les accusés.
Il a réclamé :
  • contre onze d’entre eux deux mois de prison avec sursis pour vol aggravé et dégradation,
  • contre un autre, six mois de prison avec sursis pour violence contre des gendarmes.
  • contre le dernier prévenu qui avait déjà été condamné à du sursis, toujours pour violence contre un dépositaire de l’autorité publique, le procureur a requis 180 heures d’intérêt général.
Le jugement a été mis en délibéré au 20 novembre 2019.
 
 
Les manifestants devant le palais de justice de Strasbourg. / © P.DEZEMPTE FRANCE 3 ALSACE
Les manifestants devant le palais de justice de Strasbourg. / © P.DEZEMPTE FRANCE 3 ALSACE

L'association Zad du Moulin avait appelé à manifester devant le tribunal ce mercredi. Un concert de soutien sera organisé ce jeudi 26 septembre soir au Molodoï avec, entre autres, la présence du chanteur militant Kalune.
 

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