Collision dans les Ardennes : la consommation d'eau est à nouveau possible dans 3 communes, indique la préfecture

La collision qui s'est produite dans la nuit du 15 au 16 juin 2021 avait engendré la pollution du Ton, un affluent de l'Oise qui traverse l'Aisne et les Ardennes. 

Le convoi exceptionnel est resté bloqué sur le passage à niveau.
Le convoi exceptionnel est resté bloqué sur le passage à niveau. © SDIS08

Douze. C'est le nombre de communes de l'Aisne et des Ardennes qui peuvent de nouveau consommer de l'eau du robinet. Ce vendredi 18 juin dans l'après-midi, la préfecture de l'Aisne a indiqué que les habitants d'Any-Martin-Rieux, Aubenton, Beaume, Besmont, Leuze, Logny-Les-Aubenton, Martigny, Watigny, ainsi qu'Auge, Bossus les Rumigny, Signy le Petit et Tarzy peuvent à nouveau consommer l'eau de leur robinet. Soit neuf communes axonaises et trois ardennaises. Depuis la veille, la préfecture de l'Aisne avait été informée d'une pollution du cours d'eau du Ton, à la suite d'un grave accident ferroviaire survenu à Rumigny, avec "risque de répercussion lors du pompage sur le puits du syndicat des eaux d'Aubenton"

"Dans ce contexte, la population avait été invitée à ne pas consommer l'eau du robinet, dans l'attente de la remise en eau du réseau et de prélèvements de contrôles", rappelle la préfecture dans un communiqué. Mais les résultats des prélèvements de contrôle réalisés par le laboratoire LDAR "montrent
une qualité d'eau satisfaisante en phosphates sur le Ton (6.28 mg/l) et sur le réservoir (0.084 mg/l) permettant d'assurer une bonne qualité chimique de l'eau distribuée"

Les opérations de pompage achevées dimanche soir

Les opérations de pompage devraient être achevées ce dimanche soir, selon la préfecture des Ardennes, "sauf retard lié à l'enchevêtrement des wagons accidentés". Des prélèvements d'eau de la rivière en amont et en aval ont été effectués par l'Office français de la biodiversité et doivent être analysés par un laboratoire indépendant. 

Un bureau d'étude a également été mandaté par SNCF réseau. Le bureau doit effectuer des prélèvements en surface des sols et une étude géologique doit permettre une "analyse plus précise de la pollution des sols mais ne pourra être mise en place qu'une fois les opérations de remise en état des voies terminées".

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