Colmar : l’auteur du tir de mortier au lycée Bartholdi identifié et mis en examen

L'auteur du tir de mortier qui avait provoqué l’évacuation du lycée Bartholdi de Colmar le 13 novembre 2020 a été identifié, interpellé et mis en examen annonce, ce samedi 21 novembre, la Procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard.
 

Les cours avaient commencé lors de l'explosion, et il a fallu évacuer les élèves.
Les cours avaient commencé lors de l'explosion, et il a fallu évacuer les élèves. © Patrick Kerber
L'auteur du tir de mortier qui avait occasionné émoi et frayeur au lycée Bartholdi de Colmar le 13 novembre dernier a été identifié, interpellé et mis en examen ce samedi 21 novembre. "Il s'agit d'un jeune de 16 ans scolarisé au lycée, sans antécédent judiciaire, identifié à l'issue d'une enquête de flagrance du commissariat de Colmar, dirigée par la procureure de la République", indique la Procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard, dans un communiqué de presse.

Le mineur a été confondu par des preuves matérielles et a fini par reconnaître les faits. Déféré, il a été présenté devant un juge d'instruction qui l'a mis en examen des chefs de dégradation par engin explosif et violences volontaires dans un établissement scolaire.

Ce dernier est désormais soumis à un contrôle judiciaire avec notamment l'interdiction de se rendre au lycée Bartholdi, obligation de suivre une formation et de se conformer au suivi éducatif de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Il sera jugé ultérieurement.
 

Trois explosions entendues


Il était environ 7h55, le vendredi 13 novembre 2020, lorsque trois fortes détonations avaient été entendues à l'intérieur du lycée Bartholdi de Colmar. Les cours venaient de commencer cinq minutes plus tôt. Rapidement présentes sur les lieux, les forces de l'ordre avaient procédé à l'évacuation totale des élèves et du personnel enseignant.
 
Les premiers témoignages avaient fait écho d'une explosion assez forte, sonore (trois selon la directrice de l'établissement). Un professeur de sciences avait décrit "beaucoup de paniques et de stress". Par mesure de précaution, une équipe cynophile avait été envoyée sur place pour vérifier l'absence de tout explosif.
 
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