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Les salariés d'EDF mobilisés contre la fermeture de Fessenheim

82% de grévistes c'est ce qu'annonce la CGT ce soir. Les salariés d'EDF se sont mobilisés ce mercredi contre la fermeture programmée de la doyenne des centrales nucléaires françaises, celle de Fessenheim, à l'occasion d'un comité central d'entreprise (CCE) consacré à ce dossier.
Une partie des salariés sont allés manifester à Paris contre la fermeture de la centrale nucléaire
Une partie des salariés sont allés manifester à Paris contre la fermeture de la centrale nucléaire
Fait significatif, les quatre syndicats représentatifs de l'électricien, CGT, CFE-CGC, CFDT et FO, ont tous déposé un préavis de grève pour protester contre cette décision de fermeture jugée "scandaleuse" par les élus du CCE qui y sont "unanimement opposés". 
Selon la CGT, 82% des salariés de la centrale étaient en grève aujourd'hui.
Toujours selon le syndicat, ils étaient près de 120 salariés alsaciens à s'être rendus sur le parvis du siège du CCE, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).
La CGT et FO ont aussi appelé les agents à des baisses de la production électrique. 
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Plus d'une centaine de salariés alsaciens ont fait le déplacement

L'Etat et EDF ont trouvé en août un accord sur les modalités d'indemnisation de l'électricien, portant au minimum sur 400 millions d'euros, qui ouvre la voie à la fermeture anticipée de la centrale alsacienne. L'arrêt définitif de Fessenheim, promesse de campagne de François Hollande en 2012, est fixé à l'horizon 2018, quandEDF prévoit de mettre en service l'EPR de Flamanville (Manche). 

Le CCE est appelé à rendre son avis d'ici fin octobre, tandis que le conseil d'administration d'EDF devra lui aussi se prononcer d'ici à la fin de l'année sur le protocole d'indemnisation de l'électricien et la demande d'abrogation de l'autorisation d'exploiter. L'accord conclu avec l'Etat prévoit une indemnisation par étapes, avec un premier versement "de 100 millions d'euros" au moment de l'arrêt de la centrale, en service depuis 1977, et "des étapes ultérieures en fonction de plusieurs paramètres, dont le prix de l'énergie" dans les années suivant la fermeture, selon le ministère de l'Energie.

"Choix électoralistes"

Parmi ces étapes, un second versement "fixe" de "300 millions d'euros" a déjà été acté, avait précisé en août une source au fait des discussions. Vent debout contre cette fermeture anticipée, les syndicats de l'électricien mettent en cause à la fois le montant de l'indemnisation proposée, les conséquences pour le réseau électrique et les répercussions en termes d'emploi, alors que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) "autorise Fessenheim à continuer de produire pour dix ans", rappelle la CGT, premier syndicat chez EDF.

C'est une décision qui "ne repose que sur des choix purement politiques et électoralistes", dénonce la fédération FNME-CGT, en mettant en garde contre les "choix actuels" du gouvernement qui auront des "impacts lourds de conséquences sur l'indépendance énergétique et la compétitivité de l'énergie en France". Il s'agit d'une "aberration industrielle, économique, sociale et climatique", juge pour sa part la CFE Energies. "Où est donc la cohérence d'un gouvernement qui se gargarise dans le même temps de refonder la filière nucléaire ?", se demande-t-elle.
Mobilisée également, la CFDT estime "infondée" la fermeture d'une "installation opérationnelle pouvant délivrer 2X900 MW (mégawatts) en émettant peu de CO2". Quant à FO, elle fustige une "indemnité ridicule" versée par l'Etat et qualifie la fermeture de "non-sens économique et social". La fermeture de la centrale de Fessenheim, où travaillent en permanence environ 700 agents EDF et 200 personnels de sous-traitance, est réclamée de longue date par les écologistes, ainsi que par l'Allemagne et la Suisse, pays frontaliers du site, inquiets pour la sécurité de cette installation située sur une faille sismique.
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