Le club de Hockey, en redressement judiciaire, a obtenu ce matin un sursis d’une semaine du tribunal de commerce de Mulhouse. Le club doit éponger une dette de 300 000 euros s’il veut prétendre recommencer une saison en ligue Magnus et ne pas être mis en liquidation judiciaire.

Les Scorpions de Mulhouse ne sont pas encore morts. Il reste une lumière au bout du tunnel, un sursis d’une semaine accordé ce matin par le tribunal de commerce de Mulhouse. Les dirigeants du club de hockey professionnel ont jusqu’à mercredi prochain pour réunir la somme de 300 000 euros et offrir des garanties pour les années à venir sur la viabilité de leur structure. Eponger leurs dettes est la seule condition pour que les hockeyeurs professionnels, qui évoluent en ligue Magnus depuis 2017 sans interruption puissent entamer une nouvelle saison sans tomber en Division 3.

Un sursis rendu possible grâce à la mobilisation des collectivités ces dernières 48 heures. La ville de Mulhouse, la M2A, la CEA et la Région Grand Est ont chacune promis de mettre 40 000 euros sur la table, soit 160 000 euros en tout.

Trouver une alternative à la liquidation judiciaire

Céline Maschi, l’administratrice judiciaire des Scorpions de Mulhouse, nous a précisé ce matin les trois possibilités qui s’offrent au club : soit un plan de redressement avec le paiement des dettes, soit un plan de cession de l’entreprise soit une liquidation judiciaire. « On va travailler dessus la semaine qui vient, on veut éviter la liquidation judiciaire. On va voir qui souhaite mettre de l’argent autour de la table. »

Une cagnotte en ligne lancée vendredi dernier par Corinne Pommier, ex vice-présidente du club et aujourd’hui bénévole, a déjà permis de récolter 10 000 euros. Quant au principal sponsor, Aubertin, pdg de cynerglace, il nous a assuré abonder le club de 100 000 euros pour le sauver.

Reste à trouver d’autres partenaires privés pour compléter la somme et arriver aux 300 000 euros.

Des garanties pour l’avenir

Au-delà de l’engagement financier, il faut aller encore plus loin pour convaincre le tribunal de commerce la semaine prochaine. Corinne Pommier précise qu’il va falloir mobiliser la mairie pour qu’elle maintienne sa subvention actuelle de 300 000 euros par ans pour le club et obtenir aussi de sa part un engagement de trois ans.

"La ville de Mulhouse ne doit pas être seule à soutenir les Scorpions de Mulhouse" précise Christophe Steger, l'adjoint aux sports de la ville. "On ne peut pas porter seul l’avenir de tous les clubs de haut-niveau. Il faurait que les autres collectivités s’engagent plus." Christophe Steger ajoute que la ville de Mulhouse est la seule à s'être engagée par écrit sur les 40 000 euros de subvention d'urgence. Les 4 collectivités se réunissent vendredi matin pour faire le point ce ce qu'elles donnent aux Scorpions.

Il va falloir aussi monter une nouvelle équipe de hockeyeurs professionnels. Alors que la saison est terminée et que les 25 joueurs sont retournés chez eux, le président des Scorpions va devoir chercher rapidement de nouvelles recrues.

« Ça ne va pas être simple mais avec ce qu’on vient de faire là on prouve qu’on est des battant nous aussi et on va continuer à se battre pour proposer quelque chose de cohérent à notre public et aux gens qui nous ont soutenu. » Christophe Fondadouze, directeur général des Scorpions

Le directeur général rend aussi hommage à l’équipe qui a œuvré tout au long de la saison. Une équipe qualifiée  de justesse pour les play-offs de la Ligue Magnus avant d’être éliminée par Grenoble, le champion sortant : « La saison était extraordinaire. On peut dire que l’équipe a surperformé par rapport à ce que nous attendions et oui maintenant la majorité des joueurs est partie. On va devoir reconstruire une nouvelle équipe avec des nouveaux joueurs à 95%, et un nombre minimum de joueurs français qui nous est imposé. »

Pour l’avenir, le dirigeant veut croire au maintien des Scorpions en ligue Magnus si le plan de reprise est validé. Seule inconnue, la décision que prendra la Commission nationale de suivi et de contrôle de gestion : « Il faut voir si la CNSCG va nous sanctionner sur nos comptes. On espère que non parce qu’on a fait preuve de bonne volonté et on a travaillé en totale transparence avec la fédération tout au long de l’année. Donc ils savent où on en est donc je pense qu’on repartira en ligue Magnus. »

Si les scorpions sont sauvés de la liquidation judiciaire, ils recommenceront une nouvelle saison dès le mois d’août. Mais le principal sponsor, Philippe Aubertin, PDG de Cyberglace, s’interroge pour le long terme : « Pourquoi ne pas  aller en D1 ?  Mais c’est la fédération qui décide de cela. »

Et autre grande question, celle de la rénovation de la patinoire mulhousienne de 1600 places, vieillissante et deux fois moins grande que les grosses écuries comme  Lyon ou Grenoble.

Encore beaucoup d’inconnus sur la survie du club. Reste à savoir en premier lieu si les Scorpions vont être sauvés de la liquidation judiciaire. Réponse mercredi 31 mai par le tribunal de commerce de Mulhouse.

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