Mulhouse : Youth for Climate proteste contre les déchets toxiques de Stocamine devant la sous-préfecture

Ce mercredi 30 octobre, le mouvement écologique Youth for Climate Mulhouse a appelé au blocage des entrées de la sous-préfecture de Mulhouse. Les militants revendiquent un acte de désobéissance civile et exigent le déstockage des 44.000 tonnes de déchets toxiques de Stocamine.

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Ce mercredi 30 octobre, dès 7h30, une quarantaine de militants du mouvement Youth for Climate Mulhouse a décidé de bloquer les entrées de la sous-préfecture de Mulhouse pour protester contre le stockage de déchets toxiques sur le site de Stocamine, à Wittelsheim (Haut-Rhin). Vers 8h, la police a procédé à l'évacuation des militants.
 

 

La désobéissance civile

Avec le soutien de quelques gilets jaunes et d'autres d'organisations non-gouvernementales, comme Action non-violente (ANV) Mulhouse, Extinction Rebellion Strasbourg et le collectif Destocamine, les militants ont décidé de passer à la désobéissance civile pour se faire entendre du gouvernement. "Ce sont des enjeux sanitaires et écologiques qui nous mettent dans l'obligation d'agir", déclare Youth for Climate Mulhouse. Plus de 40.000 tonnes déchets dangereux sont stockés dans le site de Stocamine, qui se situe au-dessus de la plus grande nappe phréatique d'Europe. Les militants demandent une entrevue avec Laurent Touvet, le préfet du Haut-Rhin, pour discuter du sort du centre de stockage de Stocamine.
  

Un stockage pour une durée illimitée 

Au mois de juin 2019, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la totalité des recours déposés contre l'arrêté préfectoral qui prolongeait, pour une durée illimitée, le stockage de mercure, de cyanure ou encore d'amiante, dans l'ancienne mine de potasse alsacienne. Avant cette date, le site, ouvert en 1999 à 500 mètres sous terre, devait accueillir dans ses galeries 320.000 tonnes de déchets industriels en trente ans, et ce, de manière réversible. L'incendie de 2002 a stoppé l'enfouissement, entraînant, par la suite, une remise en question de la réversibilité du stockage, pourtant promise par l'Etat lors de l'ouverture du site.
 
Dans un communiqué de presse, Youth for Climate a annoncé ne pas avoir rencontré le préfet du Haut-Rhin. Sans réponse, le mouvement écologique est "déterminé et attend des actions concrètes initiant le déstockage total des 42.000 tonnes de déchets toxiques. Le refus du préfet ne fait qu'augmenter la détermination et la colère des citoyens mobilisés à se faire entendre sur ce problème de santé publique et à recontrer les décideurs". Forcés par la police, les militants ont dû quitter les lieux dans la matinée.