Histoires 14-18 : Novembre 1918, un mois de révolution

Nous sommes en novembre 1918. Le mois de tous les possibles : l’Europe est en ébullition, sur une bascule instable. La guerre se termine et les penseurs, nationalistes, révolutionnaires, démocrates tentent d’infléchir le destin de leur pays.  Le château du Haut-Koenigsbourg se dresse fièrement au-dessus de la plaine d’Alsace. Restauré par la volonté de Guillaume II au tout début du XXe siècle, il est le symbole d’un empire germanique fort. Mais ce mois de novembre va voir cet empire s’effondrer, son empereur abdiquer, et la révolution soviétique tenter l’Allemagne et l’Alsace.

Quand l’Alsace Lorraine tombe dans le giron allemand après la guerre de 1870, Guillaume II de Hohenzollern veut faire du château du haut Koenigsbourg, offert par la ville de Sélestat, et abandonné depuis la fin du XVIIe siècle, un symbole de la puissance allemande. Mais ses ambitions de grandeur se heurtent à la réalité de la guerre. 
Fin octobre 1918, c’est l’ordre donné à la marine d’une ultime bataille navale qui met le feu aux poudres. Les marins allemands, qui ne veulent pas être les derniers morts de la grande guerre refusent d’appareiller, des mutineries éclatent à Kiel.
 

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<h2>La r&eacute;volution alsacienne de novembre 1918</h2> <p>Le 13 novembre 1918 vers 15 heures, le drapeau rouge r&eacute;volutionnaire flotte accroch&eacute; par un grimpeur t&eacute;m&eacute;raire &agrave; la fl&egrave;che de la cath&eacute;drale de Strasbourg. Durant 12 jours entre le 10 et le 22 novembre 1918, la capitale alsacienne va vivre comme Berlin une r&eacute;volution de novembre.&nbsp;<br /> <br /> D&eacute;but novembre 1918, la mutinerie des marins refusant une ultime bataille navale &agrave; Kiel en Allemagne provoque la chute de l&rsquo;empire et le d&eacute;but d&rsquo;une p&eacute;riode r&eacute;volutionnaire.&nbsp;Certains de ces marins arrivent &agrave; Strasbourg le 9 novembre. Se cr&eacute;ent alors des conseils d&rsquo;ouvriers et de soldats un peu partout dans la r&eacute;gion. Le 10 novembre, la r&eacute;publique est proclam&eacute;e place Kl&eacute;ber &agrave; Strasbourg par deux fois : par les r&eacute;volutionnaires d&rsquo;abord symboliquement devant le poste de garde situ&eacute; &agrave; l&rsquo;aubette, puis quelques heures plus tard par le socialiste Jacques Peirotes, fra&icirc;chement nomm&eacute; maire de la ville...</p> <p>&nbsp;</p> <p>D&eacute;couvrez aussi <a href="https://www.lumni.fr/video/le-redecoupage-des-empires" target="_blank">comment&nbsp;la carte de l&rsquo;Europe est modifi&eacute;e par les&nbsp;trait&eacute;s de paix&nbsp;en 1918</a>.</p> <div><br /> Par A.-L. Herbet</div> <div>Source archives : DNA - BNUS - BNF Gallica - &quot;d&eacute;j&agrave; une cam&eacute;ra: 11 novembre 1918&quot; - ORTF - AVES</div> <div>&copy; France 3</div> ©France 3

Des manifestations de soutien s’organisent un peu partout en Allemagne et jusqu’à Berlin. Le 9 novembre, des cortèges d’ouvriers envahissent les rues et s’emparent des bâtiments publics ; Les soldats fraternisent avec les insurgés. Ce même jour, Guillaume II doit abdiquer  alors qu’il se trouve dans son quartier général à Spa en Belgique. En quelques heures, la monarchie s’écroule. La république est proclamée deux fois ce jour-là : une république socialiste et une autre révolutionnaire.

Durant plusieurs mois, l’Allemagne sera tentée par l’aventure révolutionnaire mais finalement en 1919, les sociaux-démocrates aidés par l’armée écrasent la révolution. Une révolution qui quelques jours durant aura touché l’Alsace et plus particulièrement Strasbourg.

 

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