“J'ai attrapé le virus des concours” : Aurélie Ruetsch, championne de France des fleuristes

Deux créations d'Aurélie Ruetsch. / © Donatien Millet.
Deux créations d'Aurélie Ruetsch. / © Donatien Millet.

L'Alsacienne Aurélie Ruestch a remporté la médaille d'or lors du concours de la coupe de France des fleuristes. Une consécration pour cette jeune compétitrice de 28 ans qui est passionnée de fleurs. 

Par Léna Romanowicz

L'Alsacienne Aurélie Ruetsch a remporté la médaille d'or de la coupe de France des fleuristes lors de la 9e édition du salon Novafleur à Tours, les 6 et 7 octobre. Les dix candidats finalistes ont concouru pendant quatre jours autour de neuf épreuves portant sur le thème des 500 ans de la mort de Léonard de Vinci. 

À 28 ans, Aurélie Ruetsch est une compétitrice dans l'âme. Son premier concours remonte à 2007, la même année où elle commence sa formation au CFA d'horticulture de Roville-aux-Chênes, dans les Vosges. Originaire d'Oberdorf Illtal (Haut-Rhin), elle travaille dans le magasin de fleurs de ses parents, Sundgau Fleurs, ouvert en 1987. 
 

En quoi consiste la coupe de France des fleuristes ? 

Le concours s'étale sur quatre jours avec neuf épreuves en 25 heures. Il y a deux épreuves en binôme, c'est peut-être l'épreuve la plus compliquée puisqu'on peut tomber sur un bon comme un mauvais fleuriste. Moi ça a été, on a même eu le prix en binôme. 

Sur les neuf épreuves, j'ai reçu cinq premiers prix et je suis arrivée en seconde place pour les autres. Selon le président du concours, le niveau a rarement été aussi haut alors c'est encore plus réjouissant d'avoir obtenu la première place. J'ai aussi remporté des prix spéciaux comme les coups de coeur Miss France et Mission végétale.
 
 

Vous avez déjà remporté de nombreux prix, qu'est-ce que vous aimez dans les concours ?

Après mon premier concours en 2007, j'ai attrapé le virus. J'ai passé des concours à tous les niveaux, j'ai été élue meilleure apprentie d'Alsace et des Vosges. Pour la coupe de France des fleuristes, c'est ma troisième participation, j'ai fait Reims, Mulhouse et cette année Tours, c'était la bonne.
 

Les concours ça permet de se mesurer aux autres, de dépasser ses propres limites et de pouvoir faire mieux et plus propre à chaque fois. J'ai déjà candidaté pour retenter le concours de meilleur ouvrier de France que j'ai déjà passé l'an dernier.


Comment est née votre passion pour les fleurs ? 

Mon père a eu une formation d'horticulteur, et ma mère a appris avec lui sur le tas. Le magasin familial à Oberdorf Illtal date de 1987. Au départ c'était juste un jeu, et puis j'ai voulu travailler les fleurs alors j'ai passé mon CAP, puis le brevet professionnel et enfin le brevet de maîtrise. En tant qu'associée, je peux libérer du temps pour les compétitions. Sinon, je donne les tendances, j'aiguille mes parents.
 

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