MAB 2017 : 5 minutes avec Hicham Zrikem, le premier instructeur-pilote marocain

On rencontre une foule de pilotes au Mondial Air Ballons. Belges, irlandais, lituaniens, mais connaissez-vous le premier instructeur marocain de montgolfière ? Il a fait ses armes ici même à Chambley en 2015, avec Philippe Buron-Pilâtre. Présentation d'un aérostier d'exception en 5 minutes chrono. 

Ci-dessus Hicham Zrikem, premier pilote instructeur de l'histoire marocaine.
Ci-dessus Hicham Zrikem, premier pilote instructeur de l'histoire marocaine. © Marine Schneider - France 3 Lorraine

D'où vient cette envie de voler en montgolfière ?


Depuis un premier job dans l'aérostation à Marrakech. J'ai travaillé auprès de Maurice Otin chez Ciel d'Afrique en tant que steward. En fait, je servais les verres de champagne à nos touristes pendant les vols de Maurice. J'ai découvert la relation entre un pilote et son ballon et c'est ce qui m'a poussé à continuer. 


C'est lui qui t'a formé ?


En partie. On a commencé la formation à Marrakech puis on l'a finalisée à Chambley auprès de Philippe Buron-Pilâtre. Il m'a fait passer un examen en l'espace de vingt jours. 




Très efficace ! Comment s'est passée ta formation avec Philippe alors ?


En même temps j'ai pris de l'avance. Avec le beau temps que nous avons à Marrakech, j'ai volé tous les jours pendant trois mois. Quant à ma première rencontre avec Philippe, c'était exceptionnel. On a un proverbe marocain qui dit :

Si Dieu t'aime, il pousse les gens à t'aimer. 
 

Et c'était le cas ?


Oui, depuis le premier contact il y a eu un bon feeling  avec lui malgré son fort caractère. Il est très humain et je lui dois beaucoup. Durant ma formation, je devais louer un ballon pour m'entraîner et il m'a offert cette prestation. Grâce à Philippe et son équipe, je suis arrivé chauffeur en Lorraine et j'en suis reparti pilote et premier instructeur de l'histoire du Maroc.  

La compétition t'intéresse ?

Non pas vraiment. Ces vols agressifs me dérangent : je trouve que les ballons sont malmenés durant ces épreuves. Je préfère les vols de tourisme où je traite bien mon matériel. Pour moi, il y a une relation de respect que le pilote doit entretenir avec son ballon. 




 





 

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