Châlons-en-champagne : un détenu agressif et exhibitionniste provoque la colère des surveillants de prison

Les surveillants de la prison de Châlons-en-Champagne (Marne) s'insurgent contre la détention d'un homme connu pour des faits d'agression et d'exhibition envers des agents pénitentiaires.

Un détenu connu pour être souvent nu, mais aussi agressif. Vendredi 15 octobre, une escorte de police s’est présentée à la maison d'arrêt de Châlons-en-Champagne dans la Marne avec un nouveau pensionnaire à écrouer. Jusqu'ici rien de très original. Mais selon le syndicat FO prison, les agents présents ont eu "la très désagréable surprise de constater qu’il s’agissait d’un détenu ayant déjà été incarcéré dans nos murs il n’y a pas si longtemps".

Et voilà ce qui les alerte : "lors de cette précédente incarcération, l’intéressé s’était déjà distingué par des faits d’exhibition et d’agression sur une de nos collègues. Alors que celle-ci supporte encore aujourd’hui les multiples conséquences de cette agression, et que le procès n’a toujours pas eu lieu, il est absolument inacceptable que cet individu, qui vient d’un département voisin, soit écroué dans nos murs !"

Si besoin était, voici encore un beau signe de mépris a destination des surveillants pénitentiaires de la part de l’institution judiciaire ! Sommes nous la seule maison d arrêt de la région ? 

FO Justice

Dés son arrivée, l’individu en question se serait montré agressif et dans la provocation, et c’est totalement nu qu’il est descendu du véhicule de police pour se diriger vers le greffe. "C’est également dans le plus simple appareil qu’il a passé la quasi-totalité du week-end, imposant, de fait, sa nudité aux agents en poste".

De son côté, la cheffe d’établissement par intérim, Alix Pineau, a confirmé à France 3 Champagne-Ardenne que ce détenu allait être transféré à nouveau et quitter l'établissement. "On ne souhaite pas communiquer, mais il va être transféré. Et la mesure de transfert a été décidé avant le message des syndicats". Cet établissement compte 236 détenu à ce jour. Quant au placement de ce détenu, elle ne commente pas une décision de justice. 

Surveillant bousculé

Les choses ont pris une autre tournure mardi 19 octobre. "Vers 9h, le détenu a exigé de l’agent qu’il lui trouve du tabac. Se voyant opposer une fin de non-recevoir, il s’est alors mis à tambouriner dans sa porte de cellule, puis, à l’ouverture de celle-ci, a violemment bousculé l’agent, tout en lui adressant diverses menaces. La force strictement nécessaire a été employée afin de maîtriser l’individu, puis il a été conduit en cellule disciplinaire".

C’est alors que, dans les douches, et durant la fouille réglementaire, le détenu a volontairement projeté du sang vers les agents. "Aspergés au visage, deux collègues ont du ensuite se rendre aux urgences". Le syndicat FO exprime son soutien à la surveillante qui a "vu ses conditions de travail se détériorer depuis qu’elle a été victime de ce cinglé. Le syndicat exige un transfert rapide de ce détenu. Nous en avons plus qu’assez de constater, mois après mois, que lorsqu’il est question de nous envoyer des transferts disciplinaires, cela va très vite, alors que dans le sens des départs, les choses sont toujours beaucoup plus compliquées".

La situation devrait donc rentrer dans l'ordre suite au déplacement du détenu. 

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