Affaire Vincent Lambert : le docteur Sanchez poursuivi au tribunal de Reims pour “non-assistance à personne en danger”

Vincent Lambert est hospitalisé au CHU de Reims. / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne
Vincent Lambert est hospitalisé au CHU de Reims. / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne

Mardi 26 novembre, nouvel épisode judiciaire dans l'affaire Vincent Lambert. Le Dr Sanchez, qui a ordonné l'arrêt des traitements du Marnais dans un état végétatif depuis un accident de la route en 2008, est poursuivi au tribunal correctionnel de Reims pour "non-assistance à personne en danger".

Par Florence Morel

Encore. Ce mardi 26 novembre, le docteur Sanchez comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Reims, pour "non-assistance à personne en danger". Ce procès fait suite à une plainte des parents de Vincent Lambert, ce Marnais plongé dans un état végétatif depuis un accident de la route en 2008. Catholiques intégristes, ils étaient férocement opposés à la décision du médecin rémois.

"Ce n'est pas une vindicte. Le médecin a franchi la ligne continue et il doit en répondre", a déclaré Jean Paillot, l'avocat des parents Lambert. Contactée par l'AFP, l'avocate du médecin n'a pas souhaité s'exprimer. La communication de l'hôpital affirme qu'il n'y aura "pas de déclaration, ni pendant ni après la procédure".
 

Une enquête et une plainte toujours en cours

Ce n'est pas le seul volet judiciaire qui reste à venir. Après le décès de Vincent le 11 juillet 2019, ses parents avaient déposé plainte pour homicide volontaire. Le procureur de la république avait alors décidé de ne pas ouvrir d'enquête pour ce motif, mais a quand même ouvert une enquête "en recherche des causes de la mort", qui est toujours en cours selon le Parquet, nous indiquent nos confrères de l'AFP.

Une autre plainte devra également être traitée. Celle de Gérard Chemla, l'avocat de François Lambert, le neveu de Vincent, favorable à l'arrêt des traitements, déposée en mai dernier, pour "délit d'atteinte à l'image d'une personne hors d'état de se protéger". Elle vise les magistrats et les avocats présents lors de l'audience du 20 mai à la cour d'appel de Paris, durant laquelle ils ont diffusé une vidéo du malade sur son lit d'hôpital.
 

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