Cette coiffeuse quitte les salons pour faire le tour des villages en camion : "tout part d'un rêve"

Sandy Lemaitre a quitté le salon de coiffure dans lequel elle travaillait en septembre dernier pour lancer son camion de coiffeuse itinérante. Depuis février, elle coiffe ses clients dans sept villages autour de Reims, en fonction des jours et du nombre d'habitants.

Fini de se faire coiffer dans les salons classiques. Désormais, les clients de Sandy Lemaitre montent dans son camion, capable d'accueillir trois personnes, pour se refaire une beauté. C'est en septembre dernier que tout a chaviré pour la coiffeuse : "le salon dans lequel je travaillais a fermé, et j'avais le choix entre rejoindre un autre salon de la chaîne Icoif, soit de partir. Moi, j'ai beaucoup de famille dans les villages, donc je me suis dit : je pars et je fais le camion itinérant".

"Tout part d’un rêve. Un jour, ma cousine qui habite à Loivres a collé un chewing-gum dans ses cheveux, et je me suis dit que ce serait super d'avoir un salon de coiffure itinérant", se souvient-elle amusée.

L'aventure a officiellement commencé au mois de février, après quelques mois de mise en place. "C'était un peu compliqué au début au niveau de la clientèle, parce que les gens ont leur habitude, mais là, ça commence à se développer ! J’ai fait un partenariat avec Icoif pour garder le nom, ça rassure les gens de voir un nom qu'ils connaissent. Le bouche à oreille commence vraiment à se faire", se réjouit la jeune femme.

Une tournée de sept villages autour de Reims

Sa zone d'intervention ? "Je fais une tournée de 7 villages, dans un rayon de 25 kilomètres autour de Reims. Pour les villages de plus de 1000 habitants, je viens une fois par semaine. Pour ceux de moins de 1000 habitants, c'est une fois toutes les deux semaines", détaille la gérante d'Icoif Villages.

Vous pourrez trouver ci-dessous la liste des villages concernés avec les fréquences de passage (planning mis à jour chaque semaine sur la même page Facebook) :

"Plus de convivialité ici"

Si ce changement de lieu est visuellement impressionnant, dans la pratique, ça ne change pas grand-chose au métier de Sandy Lemaitre : "il y a juste plus de préparation le matin, parce que je ne peux pas laisser mon matériel dans le camion la nuit. Donc je perds juste un quart d'heure d'installation. Autrement, la seule chose qui change, c'est qu'on a plus de convivialité ici. L'endroit est plus restreint qu'un salon, je peux accueillir au maximum deux clients en même temps. À trois dans le camion, si on ne parle pas, c'est compliqué, donc ça nous pousse à échanger, discuter", s'amuse-t-elle.

La vraie différence, elle se trouve plutôt dans le quotidien au travail : "on n'est jamais au même endroit, c'est plus l'aventure", se réjouit la coiffeuse itinérante. Cependant, le fait de travailler en extérieur a aussi son petit lot d'inconvénients, surtout en hiver. "Je sais qu'un jour où on aura des grands froids ou du verglas, je ne pourrai pas travailler. Parfois, l'eau gèle, tout simplement. Ce sera une problématique à surveiller l'hiver prochain. Je vais peut-être devoir mettre un chauffage au niveau de l'eau", prévoit-elle, alors qu'elle a esquivé le plus dur cette année en commençant en février.

D'ici là, la coiffeuse itinérante continuera de proposer ses services du lundi au vendredi, avec ou sans rendez-vous. Son rêve pour les prochaines années ? "Franchiser le camion et en faire travailler plusieurs", conclut la coiffeuse à l'âme d'entrepreneuse.