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Incidents Reims-Bastia: quatre supporters corses interpellés

Quatre supporters bastiais, dont Maxime Beux, celui qui avait perdu un oeil lors des incidents en marge du match Reims-Bastia, ont été placés en garde à vue. Ils sont entendus dans le cadre d'une enquête portant sur la découverte de cocktails molotov en marge d’une manifestation en Corse.
©France 3 Corse ViaStella
Trois jeunes gens, membres du groupe de supporters Bastia 1905, ont été placés en garde à vue au commissariat de Bastia. Le quatrième, Maxime Beux, a été interpellé à Corte. Parmi les interpellés, figure le président du club de supporters Bastia 1905. Il a été remis en liberté en fin d'après-midi ce mercredi 16 novembre, a indiqué le procureur de la République à Bastia, Nicolas Bessone.

Une manifestation de soutien est prévue à Bastia mercredi à 18 heures.

La justice cherche à savoir si les personnes interpellées sont impliquées dans la fabrication, le stockage ou la manipulation de cocktails Molotov, le 20 février 2016, à l'issue d’une manifestation organisée en soutien à Maxime Beux.
Les engins incendiaires ont été retrouvés dans un conteneur à poubelles, près du Vieux Port de Bastia. Des traces ADN ont été isolées.

Le 13 février, des heurts, opposant notamment supporters corses et forces de l'ordre, avaient éclaté avant, pendant et après la rencontre de Ligue 1 Reims-Bastia. Maxime Beux avait perdu l'usage d'un oeil dans des circonstances qui restent à déterminer, ce qui avait provoqué une vague de manifestations en Corse les jours suivants.

Maxime Beux affirme que sa blessure est consécutive à un tir de flash ball. La police, elle, assure que le supporter s'est blessé en tombant.

Le 13 mai, sept supporters corses ont été condamnés à Reims à des amendes allant jusqu'à 2.000 euros pour outrage et rébellion contre la police, des peines inférieures aux réquisitions mais vécues comme une injustice par les fans du Sporting.

Tous ont cependant été relaxés des poursuites pour "faits de violence". Et leurs peines sont sensiblement inférieures aux réquisitions du parquet qui, lors du procès le 22 mars, avait demandé jusqu'à cinq mois de prison avec sursis.
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