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Un militaire du GIGN de Reims mis en examen pour “violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner”

Exercice de l'antenne rémoise du GIGN - 25/05/2018 / © Philippe Cocquempot / France 3 Champagne-Ardenne
Exercice de l'antenne rémoise du GIGN - 25/05/2018 / © Philippe Cocquempot / France 3 Champagne-Ardenne

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un homme a été tué par arme à feu à Fouquières-lès-Lens (Pas-de-Calais). Il s'agit d'une interpellation qui aurait mal tourné. Selon l'AFP, le mis en cause est un militaire de l'antenne de Reims du GIGN : il a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.

Par D.C. avec AFP

Un gendarme, qui aurait tué un homme dans la nuit de jeudi à vendredi près d'un campement de gens du voyage à Fouquières-lès-Lens (Pas-de-Calais), a été mis en examen pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner", a annoncé ce samedi le parquet de Béthune. D'après l'AFP, le mis en cause est un sous-officier de l'antenne de Reims du GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale).

Il a été déféré devant un juge d'instruction du tribunal de Béthune. Né en 1980, il a été placé sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.

Lors d'une opération visant à interpeller trois suspects dans une enquête pour vols et cambriolages, le gendarme aurait fait usage de son arme à feu alors que l'un d'eux tentait de fuir. C'est la gendarmerie d'Arras qui "avait sollicité l'appui du GIGN en vue de l'interpellation de membres de l'équipe soupçonnée d'avoir commis les faits", a indiqué le parquet de Béthune.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un véhicule occupé par trois personnes a été intercepté : "L'un des individus était interpellé par les gendarmes, un autre réussissant à s'enfuir, le troisième, d'après les premiers éléments recueillis, tentait de prendre la fuite avec le véhicule au moment où les gendarmes voulaient procéder à son arrestation", selon le parquet.

L'un des gendarmes aurait fait usage de son arme de service sur l'homme, décédé "peu après sur place de ses blessures". 

L'enquête doit déterminer les "circonstances exactes" qui auraient conduit le militaire à utiliser son arme. Une information judiciaire a été ouverte ce samedi.

Après le drame, des tensions sont apparues aux abords du camp. À Billy-Montigny et à Montigny-en-Gohelle, deux communes situées près de Lens, une dizaine de voitures a notamment été incendiée dans la nuit de vendredi à samedi.


Le résumé des faits :

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