Mort du petit Tony : sa mère et son beau-père jugés cette semaine à Reims

La mère du petit Tony, décédé en novembre 2016 à Reims, et son ex compagnon comparaissent du mardi 11 au vendredi 14 février devant la cour d'assises de la Marne. Lui pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", elle pour non-assistance et non-dénonciation.

A Reims, l'émotion est immense et plusieurs marches blanches avaient été organisées en mémoire de Tony.
A Reims, l'émotion est immense et plusieurs marches blanches avaient été organisées en mémoire de Tony. © Pol-Rémy Barjavel / FTV
C'est un fait divers qui a marqué l'opinion publique à Reims et bien au-delà... Le 26 novembre 2016, Tony, garçonnet de 3 ans habitant avec sa mère et son beau-père place des Argonautes au coeur du quartier des Châtillons à Reims, décède d’une double rupture de la rate et du pancréas en raison de violents coups de poing portés à l’abdomen.

Très vite, la mère de Tony explique aux enquêteurs que son fils était devenu le "souffre douleur" de son nouveau compagnon, Loïc Vantal, un jeune homme de 22 ans déjà condamné 7 fois par le passé pour des faits de violence.

Des coups réguliers depuis un mois, pour des motifs aussi futiles qu'une mauvaise réponse à une question posée... Des traces de sang sont retrouvées aux quatre coins de l'appartement. A Reims, l'émotion est immense et plusieurs marches blanches avaient été organisées en mémoire de Tony. 

Placée sous contrôle judiciaire, Caroline L., décrite comme soumise, introvertie, dépendante, comparaîtra libre pendant ces quatre jours de procès. Elle risque cinq ans de réclusion. En détention provisoire depuis le 28 novembre 2016, Loïc Vantal, présenté par les experts comme "impulsif, égocentrique et instable", encourt 20 ans de réclusion criminelle.
 

Un procès renvoyé ? 

Très vite, la mère de Tony avait expliqué son attitude par la peur que lui inspirait son ex-compagnon. Une peur qui semble avoir également gagné les voisins du couple, au courant des coups portés à Tony, mais qui n'ont jamais prévenu les services de police.

Jugé en correctionnelle en octobre 2019 pour "non-dénonciation de crime", l’un des voisins a bénéficié d’une relaxe et attend désormais d’être jugé en appel.

Le procès, très attendu, s'ouvre dans un climat social tendu en raison de la réforme des retraites et de la grève des avocats, vent debout contre le projet de régime universel. Les conseils de la mère et du beau-père de Tony pourraient ainsi demander le report du procès qui doit en théorie s'achever ce vendredi 14 février.  
 

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