Reims : le beau-père et la mère du petit Tony, battu à mort, devant les assises le lundi 1er février

Une affaire qui a beaucoup ému Reims (Marne) est jugée en cour d'assises, le lundi 1er février. Le procès du beau-père et de la mère de Tony Alves, 3 ans, dit le petit Tony, a lieu après l'infanticide du jeune garçon en 2016. Il a été battu à mort.

L'infanticide s'est produit dans un appartement situé place des Argonautes, quartier Châtillons de Reims.
L'infanticide s'est produit dans un appartement situé place des Argonautes, quartier Châtillons de Reims. © Christian Lantenois, MaxPPP

Cette affaire avait grandement ému la population de Reims (Marne), au point d'organiser une marche blanche. Tony Alves, âgé de 3 ans, a été battu à mort le 26 novembre 2016. La violence des coups avait provoqué la rupture de sa rate et de son pancréas.

L'affaire du petit Tony pourrait trouver son dénouement devant la cour d'assises du département (voir la vue panoramique ci-dessous). Le beau-père, Loïc Vantal, et la mère, Caroline Létoile, vont se présenter devant la justice le lundi 1er février 2021.

 

Déjà connu des services de police pour des violences et dégradations, Loïc Vantal est interpellé quelques heures après la mort du petit garçon, son "souffre-douleur". Vantal a arrêté ses études en troisième, après le divorce de ses parents. Alors au chômage, et décrit comme "bagarreur et alcoolique", il est le principal suspect des coups portés sur l'enfant. S'il est reconnu coupable, il pourrait être condamné à 30 ans d'emprisonnement.

La justice va aussi chercher à cerner le rôle de la mère, jugée notamment pour non-assistance à personne en danger. Elle a été décrite comme "fragile et influençable", et n'a jamais travaillé depuis qu'elle est devenue mère à l'âge de 16 ans.
 

Debout, dans le box des accusés en février 2020, Loïc Vantal : "Je suis d'accord avec mon avocat."
Debout, dans le box des accusés en février 2020, Loïc Vantal : "Je suis d'accord avec mon avocat." © Thierry Doudoux, France Télévisions


La famille vivait place des Argonautes, dans le quartier Châtillons. Le voisinage de l'immeuble a aussi été impliqué dans l'affaire pour sa non-dénonciation des faits. Un voisin a finalement été relaxé en 2020.

Le beau-père et la mère devaient passer devant la justice en février 2020, mais le procès n'avait pas pu se tenir pour cause de grève des avocates et avocats. Le père biologique de Tony, Anthony Alvès, avait accepté ce report en estimant que son défunt enfant avait droit "à un vrai procès". Celui-ci doit durer quatre jours.
 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société jeunesse famille assises