World Cleanup Day : à Reims, sportifs et badauds ramassent les déchets dans la ville et le long du canal

Ce samedi, c'est la journée mondiale du nettoyage. Un événement mêlant course à pied, marche, tourisme ou encore kayak, était organisé dans la cité des sacres. L'occasion pour les Rémois les plus motivés de ramasser les (trop) nombreux déchets laissés dans la ville et le long du canal.

Vous les avez peut-être croisés dans le centre-ville ou le long du canal ce samedi 18 septembre. Ces sportifs et badauds d'un nouveau genre, armés de longues pinces et de grands sacs poubelles, à la recherche de trésors dont regorgent les rues de Reims : mégots, canettes, bouteilles en verre et autres déchets. Car ce samedi est un jour particulier. Le World Cleanup Day, ou journée mondiale de ramassage des déchets dans la langue de Molière.

Pour l'occasion, une célèbre enseigne de sport française (logo bleu et blanc, qui est à fond la forme, vous l'avez ?) et la ville de Reims se sont associées à des sportifs du cru (dont le champion olympique rémois Yohann Diniz, les joueuses du Stade de Reims et les joueurs du Champagne Basket), afin d'organiser différents ateliers pour collecter les ordures.

 

Des participants sensibles à la cause écologique

"On organise tout ça pour sensibiliser l’homme sur les déchets qui sont au sol, explique Réjane Perriot, du service propreté de la ville de Reims et ambassadrice World Cleanup Day. En ramassant tous ces déchets, il faut que chacun prenne conscience de sa consommation et des déchets engendrés."

Bien sûr, l'idée principale n'est pas de nettoyer toute la ville, et la plupart des participants à cette journée mondiale du ramassage sont déjà convaincus qu'il ne faut pas jeter ses détritus hors des poubelles. Pour autant, ils ne s'attendaient pas à en trouver autant sur le sol. Sophie et Martin y ont consacré leur journée.

 

"À la guinguette ce matin, on croyait que c’était plutôt propre et finalement, on n’a pas pu tout ramasser", s'étonne encore Sophie, après une virée de deux heures en kayak, où là encore, elle a ramassé de nombreuses bouteilles en verre et autres indésirables. "On ne marchera plus le long du canal de la même façon", renchérit Martin, habitué des marches pour le climat et très étonné d'apprendre que nombre de plastiques fins ne se recyclent pas.

Car en plus des parcours touristiques, de course à pied et de marche, le Reims Champagne canoë kayak s'est aussi prêté au jeu, avec son long esquif qui peut accueillir jusqu'à 15 participants. Et le soleil de fin d'été, idéal pour découvrir l'activité, a fini de convaincre les plus curieux. "Courir en ramassant les déchets, on le fait tout le temps, justifie un couple, venu avec leur fille de 10 ans. Allier kayak et déchets, c'est vraiment ludique."

 

 

L'occasion pour les associations de se faire connaître des motivés

Pour les accompagner, l'association rémoise Marchons utile chemine le long du canal, côté route cette fois, guidés par la présidente Virginie Mougel. Thierry Athanase, le trésorier, est resté sur le stand de l'esplanade Jean-Louis Schneiter, sur les Hautes-Promenades.

L'occasion de rappeler, de manière ludique, que les détritus restent très longtemps dans la nature avant de se décomposer : comptez 50 ans pour des capsules de bière, 80 ans pour un pot de yaourt en plastique et jusqu'à 500 ans pour les masques chirurgicaux.

 

Thierry est également chargé de peser les déchets récoltés dans la journée. En un peu plus de 2 h 30 ce samedi matin, les bénévoles d'un jour ont ramassé 58 kg de déchets incinérables (mégots, masques, mouchoirs, tissus), 51 kg de déchets recyclables et plus de 11.000 mégots de cigarette. Bilan à la fin de la journée : plus de 22.000 restes de cigarette et 600 kg de déchets.

Et ce n'est rien comparé à ce que les membres de Marchons utile ont l'habitude de récolter. Depuis fin août, ils nettoient la Vesle. Sur 50 mètres, ils ont rassemblé plus de 350 kg de détritus... Preuve que cette journée mondiale ne sera pas suffisante, le prochain rendez-vous est déjà pris le 10 octobre prochain.

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