Nouveau gouvernement Borne : née à Nancy, Charlotte Caubel est la nouvelle secrétaire d'Etat chargée de l'Enfance

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Écrit par Jean-Christophe Panek (avec AFP)

Parmi les nouveaux visages du gouvernement Borne : une Lorraine. Née à Nancy (Meurthe-et-Moselle), Charlotte Caubel est la nouvelle secrétaire d'Etat à l'enfance. Agée de 49 ans, elle a fait ses études à Metz avant d'intégrer Sciences PO Paris.

Au gouvernement, Charlotte Caubel succède à Adrien Taquet, un "marcheur" de la première heure qui a annoncé quitter la politique.

La nouvelle secrétaire d'Etat chargée de l'Enfance, est une magistrate de 49 ans, ancienne conseillère "justice" d'Edouard Philippe à Matignon, avant de diriger la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), qui prend en charge les mineurs délinquants ou en danger. A ce poste, Mme Caubel a dû gérer en 2021 la réforme de la justice des mineurs, et a été en première ligne pour organiser l'accueil en France des mineurs isolés étrangers.

Nancy, Metz, Paris

Auparavant, cette diplômée de droit public, de Sciences Po Paris et de l'Ecole nationale de la magistrature, née à Nancy, avant de faire ses études à Metz (Moselle) au collège et au lycée Gorges de la Tour, a débuté sa carrière en prenant en charge les dossiers liés aux mineurs et aux familles au parquet de Meaux.

Elle a également travaillé cinq ans pour Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère de l'Economie, et a dirigé la section financière, économique et commerciale du parquet de Paris.

Elle a rejoint le cabinet du Premier ministre Edouard Philippe en tant que conseillère justice en 2017.

Le 9 septembre 2020, elle est nommée directrice de la protection judiciaire de la jeunesse au ministère de la justice.

Auditionnée en septembre 2021 devant une commission parlementaire en tant que directrice de la PJJ, elle avait suscité des protestations de certains députés en estimant que la "générosité" de la prise en charge des mineurs isolés étrangers générait un "appel d'air" des flux migratoires vers la France, qui pouvait "mettre en danger" les mineurs.

L'enjeu, avait-elle précisé, est de faire en sorte que les majeurs ne bénéficient pas de la protection accordée aux mineurs, "sauf à noyer nos dispositifs", et qu'il était important de ne pas faire cohabiter majeurs et mineurs dans des lieux d'hébergement.

Mais elle avait par ailleurs dit un "oui inconditionnel à la protection des mineurs qui sont sur notre territoire", ceux-ci devant être selon elle "accompagnés, formés, scolarisés et intégrés".