Une nouvelle manifestation non déclarée contre la réforme des retraites a eu lieu mardi 21 mars au soir au centre-ville de Nancy. Comme lundi, les manifestants ont à nouveau fait face aux forces de l’ordre. Un policier a été blessé et sept personnes ont été interpellées.

Une nouvelle manifestation non déclarée contre la réforme des retraites a eu lieu, mardi 21 mars 2023 au soir, dans le centre-ville de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Comme la veille, plus d’une centaine de manifestants ont fait face aux forces de l’ordre. Plusieurs débordements sont à déclarer. Un policier a été blessé et sept personnes ont été interpellées.

Il est 20 heures environ à Nancy. Une forte odeur de gaz lacrymogène embaume les rues du centre-ville. De la place Stanislas à la rue Saint-Dizier, les habitants marchent avec un bout de leur manteau ou de leur écharpe devant le visage, pour respirer plus facilement. Autour d’eux, des poubelles éventrées jonchent le sol, certaines sont en feu, des barrières de chantier ont été jetées au sol, d'autres servent de barricades.

Les manifestants, ils sont au moins 150 et la plupart sont assez jeunes, entonnent des slogans contre la réforme des retraites. En marge de ce défilé spontané, les plus virulents jettent un peu tout ce qui se trouve sur leur chemin vers le milieu de la route, notamment du matériel de chantier. Cependant, aucune vitrine n’est dégradée. “Des barricades ont été installées à l’aide de barrières de chantier sur les chaussées, dans tout le centre-ville, de nombreux feux de poubelles et de containers d'ordures ménagères ont été déclenchés”, indique une source policière.

Après un début de manifestation calme, à 18h30 Place Stanislas, la situation à dégénéré aux alentours de 20 heures. Après avoir essuyé des jets de projectiles, les policiers ont riposté en tirant des grenades lacrymogènes et ont eu recours à une vingtaine de tirs de cougar (fusil lance grenade). Sept individus ont été interpellés et un policier a été blessé. “Alors que depuis 18h30, seulement 80 personnes étaient présentes place Stanislas et que la situation était calme, dès 20h, les policiers ont été pris à partie par environ 150 jeunes individus violents et déterminés”, apprend-on de la même source policière.

Depuis le déclenchement du 49.3 par Élisabeth Borne, plusieurs cortèges se sont formés spontanément partout en Lorraine, à Nancy (Meurthe-et-Moselle) et Metz (Moselle) notamment. Le maire PS de Nancy, Mathieu Klein, opposé à la réforme des retraites, demande néanmoins au préfet de Meurthe-et-Moselle de "prendre toutes les mesures pour que ces violences ne se reproduisent pas une soirée supplémentaire". La neuvième grande journée de mobilisation déclarée contre la réforme des retraites aura lieu demain, le jeudi 23 mars 2023.