G7 de l’environnement à Metz : une dernière conférence avant de conclure

La salle des fêtes de la Mairie de Metz était comble ce lundi 6 mai, pour écouter la conférence de clôture du G7 Environnement Et maintenant ? Croire aux possibles avec Cyril Dion, réalisateur du film Demain, Benki Piyaki autochtone du Brésil et Isabelle Delannoy, environnementaliste. 
 
Cyril Dion, accompagné de Benki Piyaki, autochtone brésilien et d'Isabelle Delannoy, militante écologique, à l'occasion d'une conférence à l'Hôtel de Ville de Metz, pour conclure le G7 de l'environnement.
Cyril Dion, accompagné de Benki Piyaki, autochtone brésilien et d'Isabelle Delannoy, militante écologique, à l'occasion d'une conférence à l'Hôtel de Ville de Metz, pour conclure le G7 de l'environnement. © Pierre Thillot. France 3 Lorraine
Pour conclure le G7 de l’environnement, qui se tient à Metz du 5 au 6 mai 2019, une conférence intitulée "Et maintenant ? Croire aux possibles" a eu lieu à l’Hôtel de Ville ce lundi.
Cyril Dion, réalisateur du film "Demain", de Benki Piyaki, autochtone de la tribu Ashaninka du Brésil, et d'Isabelle Delannoy, militante écologique, sont venus exposer leur parcours dans l’écologie et leur vision du monde, face à un auditoire très attentif. Un moyen de conclure ce G7 en présence des citoyens. 
Ils sont venus nombreux assister, ce lundi 6 mai, à la conférence de Cyril Dion "Et maintenant ? Croire aux possibles", à l'Hôtel de Ville de Metz, en conclusion du G7 de l'environnement.
Ils sont venus nombreux assister, ce lundi 6 mai, à la conférence de Cyril Dion "Et maintenant ? Croire aux possibles", à l'Hôtel de Ville de Metz, en conclusion du G7 de l'environnement. © Pierre Thillot. France 3 Lorraine

Avant de commencer cette conférence, Dominique Gros, maire de Metz, s’est adressé au public, "j’aurais eu honte d’organiser ce G7 sans vous, sans ce village écocitoyen". Un projet qui n’a pas été bien accueilli au départ mais qui pourtant s’est déroulé sans accroc.
"Les ministres n’ont pas à redouter la parole des lanceurs d’alertes, qui sont préoccupés de l’environnement souvent depuis plus longtemps qu’eux", explique le maire de Metz.

"Notre terre va mal"

Avec sa grande coiffe sur la tête, Benki Piyaki impose le respect et l’histoire qu’il raconte est dure à entendre.
Une grande partie des forêts amazoniennes ont été coupées, les animaux ont disparu, l’eau est polluée. Il se bat depuis plusieurs années avec son groupe pour reconstruire ce que les autres ont détruit. "Nous sommes en train de manger du poison. Si nous voulons vivre plus longtemps, il faut prendre soin de la Terre comme de notre propre mère" explique l'autochtone d’une voix puissante.

Quand je plante 100 arbres, un autre en détruit un milliard. Si tout le monde sur cette planète plantait un arbre, nous pourrions réussir à tout reconstuire. Mais nous attendons toujours que l'autre le fasse.
- Benki Piyaki, autochtone du Brésil

Le réalisateur du film "Demain", Cyril Dion, a ensuite pris la parole, " je suis bouleversé d'entendre ce récit. Ce qu'il raconte, c'est ce que notre civilisation fait sur cette planète. "Pousse-toi de là que je m'y mette"".

Cyril Dion, réalisateur du film "Demain", s'est livré à une conférence face à un public très attentif, à l'Hôtel de Ville de Metz, pour conclure ce G7 de l'environnement.
Cyril Dion, réalisateur du film "Demain", s'est livré à une conférence face à un public très attentif, à l'Hôtel de Ville de Metz, pour conclure ce G7 de l'environnement. © Pierre Thillot.France 3 Lorraien

Ce film, qui est l'un des succès de Cyril Dion, aborde les enjeux écologiques de notre société. Avec l'actrice Mélanie Laurent, il est parti à la rencontre de personnes à travers le monde qui travaillent la terre différemment, qui sont éduqués aux enjeux environnementaux qui les entourent ou qui s'engagent dans le milieu environnemental.

L'écologiste français est revenu sur l'impact que son film a eu sur le public après sa sortie.
"Une femme m'a dit un jour, que son mari et elle faisaient de l'exploitation intensive et qu'après avoir vu mon film, elle a décidé de faire de la permaculture. Sauf que son mari n'était pas du tout d'accord. Elle a donc décidé de divorcer et de faire son travail à côté. J'ai peur que son mari apprenne que c'est de ma faute", explique le réalisateur devant un auditoire hilare.  

Après avoir entendu quelques remarques et questions venant du public, Benki Pyiaki a repris le micro. "Celui qui veut changer, doit ouvrir son coeur. Celui qui pense être seul, se trompe, il est relié à la Terre et à l'univers".
Quoi de mieux pour conclure ?

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