Vols de bois dans la région Grand Est : "ils ont attaqué notre mémoire, notre patrimoine" déplore cette propriétaire forestière

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C'est un constat, les vols de bois de chauffage se multiplient partout en France et particulièrement dans la région Grand Est. En grande ou petite quantité, des bûches et même des arbres disparaissent des forêts. Nos journalistes Valentin Piovesan et Yves Kreidel ont rencontré Agnès Oestreicher lundi 15 janvier 2024. Victime de ce nouveau type de délinquance. ©Valentin Piovesan/Yves Kreidl. France Télévisions

Les vols de bois de chauffage se multiplient dans la région Grand Est. Des bûches et même des arbres disparaissent des forêts. Nos journalistes ont rencontré Agnès Oestreicher près de Thionville en Moselle, victime de ce nouveau type de délinquance.

C'est un constat, les vols de bois de chauffage se multiplient dans la région Grand Est. En grande ou petite quantité, des bûches et même des arbres entiers disparaissent des forêts. Nos journalistes Valentin Piovesan et Yves Kreidel ont rencontré lundi 15 janvier 2024 Agnès Oestreicher, victime de ce nouveau type de délinquance.

Entre 2018 et 2019, cette propriétaire forestière à Hettange-Grande (Moselle), s'est fait voler vingt-cinq ares de forêt. Aujourd'hui, son terrain se résume à une friche colonisée par les ronces. Coût du préjudice : 15 000 euros. "Comment peut-on faire des choses pareilles ? Ils ont attaqué notre mémoire, notre patrimoine".

Dans le Thionvillois, une vingtaine de propriétaires sont dans le même cas qu’Agnès. L’auteur de ce vol a été identifié et condamné à 250 000 euros de dommages et intérêts ainsi qu'à de deux ans de prison avec sursis.

Attention, on est là et on vous surveille.

Didier Daclin, le président du syndicat des Forestiers Privés de Moselle déplore que les vols continuent : "On a des gens qui ont pris exemple sur cette façon de faire et qui, encore aujourd'hui dans le Thionvillois, sur nos parcelles, continuent de voler, à couper des arbres dans des parcelles qui ne leur appartiennent pas. On veut quand même les avertir, leur dire : attention, on est là et on vous surveille."

Les forêts publiques sont moins sujettes aux vols car elle sont surveillées par les agents de l'Office National des Forêts (ONF). Les contrevenants s’exposent à une amende pouvant aller jusqu'à 45.000 euros et trois ans d'emprisonnement.