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Régionales en ACAL : Jean-Pierre Masseret confirme son maintien au deuxième tour

Le candidat du PS en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne,Jean-Pierre Masseret, a refusé lundi de se retirer pour faire barrage au Front national, en dépit des consignes de la direction du PS qui a menacé de lui retirer l'investiture.
"Nous avons décidé de maintenir notre liste au second tour de cette élection", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion avec les têtes de listes départementales à son QG de Maizière-lès-Metz, soulignant que c'était une décision "très difficile à prendre".

Selon un communiqué de presse publié dans l'après-midi,un vote nominatif a été organisé ce matin à la suite de débats semble-t-il tendus. "Il a fallu un seul tour de table pour qu’une majorité des voix se prononce en faveur du maintien de la liste rassemblant les socialistes, écologistes, progressistes et communistes conduite par Jean-Pierre Masseret" poursuit le communiqué. 13 votants ont opté pour le maintien de la liste, 7 contre.

Selon nos informations, les fédérations du Bas-Rhin, des Vosges, de Meurthe-et-Moselle et Moselle ont voté contre le maintien de la liste.

Le communiqué de la liste Masseret




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Jean-Pierre Masseret confirme son maintien
Le président sortant du conseil régional de Lorraine a réalisé dimanche soir le plus mauvais score du PS au premier tour, derrière ceux de ses homologues en Paca et en Nord-Pas-de-Calais Picardie, avec 16,11% des suffrages exprimés. Soit une vingtaine de points derrière le candidat FN Florian Philippot --36,06%-- et une dizaine derrière celui des Républicains-UDI-MoDem Philippe Richert --25,83%--. Mais dès la clôture des derniers bureaux de vote, il écartait tout retrait et toute fusion avec la droite, une position réaffirmée lundi matin malgré la consigne du bureau national du PS en ce sens.

M. Masseret "devra" se retirer, a martelé lundi matin depuis Paris le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis. "C'est une décision du Bureau national (du PS de dimanche soir, NDLR). Il devra la respecter. Point", a tranché M. Cambadélis. Dans le cas contraire, il ne pourra pas avoir "l'étiquette socialiste", a prévenu Corinne Narassiguin, porte-parole du PS, évoquant "une question de principe".
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