Cet article date de plus de 5 ans

Régionales : le FN en tête partout dans l'ACAL (sauf le Bas-Rhin)

En Alsace-Champagne-Ardenne Lorraine, c'est un séisme électoral d'ampleur. Le FN devance de plus de 10 points la liste des Républicains. Il arrive en tête de tous les départements de la nouvelle région, à l'exception du Bas-Rhin.
Les sondages en avaient entrevu les prémisses, sans toutefois mesurer l'ampleur du vote Front national dans la région ACAL. Florian Philippot, en devançant de plus de 10 points son challenger républicain Philippe Richert, inflige une gifle sévère à la droite républicaine, dans une région où celle-ci est pourtant traditionnellement bien implantée, sans même parler de Jean-Pierre Masseret (président sortant PS de la région Lorraine) réduit à un humiliant 16,1%.

Revoir l'analyse sur Philippe Breton sur le vote FN


Fn BReton

Le Front national réussit la performance de se placer en tête dans 9 départements sur 10. Florian Philippot réalise ses meilleurs scores dans les départements ruraux, comme la Haute-Marne (42,2%), l'Aube (40,4%) et la Meuse (40,3%). Les Républicains obtiennent leurs meilleurs résultats dans le Bas-Rhin (33,2%), les plus mauvais dans la Meuse (20,2%), Le score du PS en Meurthe-et-Moselle (seul département géré par la gauche) avec 24,3% masque les performances catastrophiques de la liste Masseret qui obtient son plus bas niveau dans le Haut-Rhin (9,4%)

La liste régionaliste (Unser Land et alliés) réussit l'exploit de devenir la troisième force politique du Haut-Rhin (12,6%) et la quatrième du Bas-Rhin (10%). Un résultat qui démontre, dans les urnes, la forte hostilité d'une partie des Alsaciens à l'égard de la nouvelle grande région. Toutefois, la liste, avec 4,7%, ne parvient pas à franchir la barre fatidique des 5%. Ses leaders ont appelé à voter blanc au deuxième tour. La liste obtient son plus bas score dans les Ardennes (0,8%).

Deuxième tour : cruels enjeux


L'issue du deuxième tour reste suspendue à l'éventuel retrait du candidat socialiste. Jean-Pierre Masseret, fidèle à sa ligne durant la campagne, a répété dimanche soir qu'il n'envisageait ni retrait, ni fusion, au seul motif que la gauche ne saurait être absente de l'hémicycle régional dans les 6 prochaines années.. A Paris, la direction du PS a fait savoir que les décisions seraient "prises au niveau du bureau national" en concertation avec les autres partenaires de gauche. Pour autant, le PS n'a finalement annoncé dimanche soir que le retrait de ses listes dans le Nord et en Paca. Le maire PS de Strasbourg Roland Ries a aussi appelé Jean-Pierre Masseret à se retirer.

Revoir l'analyse de Philippe Breton sur les perspectives du 2ème tour

2èmetour



A droite, Philippe Richert, sur le plateau de France 3 dimanche, a avancé des arguments techniques (l'impression des bulletins ou la difficulté de fusionner 10 listes) pour écarter toute éventualité de fusion, renvoyant en réalité à Jean-Pierre Masseret la responsabilité d'une élection de Florian Philippot. Le président de la région Alsace est allé jusqu'à affirmer que son retard de 9 points sur la liste FN était irratrapable, sans retrait de la liste PS.
Quant à l'écologiste Sandrine Bélier (6,7%), elle a appelé à une "coalition des partis démocrates", tout en se montrant extrêmement embarrassée sur la position de son parti pour le second tour.

A revoir : débat tendu entre les têtes de liste sur le plateau de France 3 sur le second tour


Retrait ou union : l'embarras du premier tour
Le dépôt officiel des listes pour le second tour est fixé mardi à 18h.

La carte des résultats dans l'ACAL

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
élections régionales politique élections région grand est fusion des régions réforme territoriale