Hadol : une 300e exploitation agricole obtient le label “agriculture biologique” dans les Vosges

La production maraîchère de la Ferme Georgel à Hadol, dans les Vosges / © Ferme Georgel
La production maraîchère de la Ferme Georgel à Hadol, dans les Vosges / © Ferme Georgel

L'exploitation agricole de Thierry Georgel, à Hadol,près d'Epinal, recevra, ce mercredi 15 janvier, une délégation du Conseil Départemental, à l'occasion de sa future "conversion bio", effective au printemps 2021. 300 exploitations agricoles sont certifiées bio dans les Vosges.

Par Didier Vincenot

Ce mercredi 15 janvier 2020 sera une journée inhabituelle pour l'exploitation agricole de François Georgel, agriculteur à Hadol, dans les Vosges.
Le Conseil Départemental des Vosges, emmené par son président, François Vansson, y organise une visite, à l'occasion de la "certification bio" de l'exploitation, la 300ème dans le département.

Cette visite sera l’occasion d’évoquer le dispositif de soutien départemental à l’agriculture biologique (SDAB) qui prend en charge une partie du coût de certification.
En effet, lors du vote du budget primitif adopté en décembre dernier, l’Assemblée départementale a renouvelé pour la 3ème année, cette aide financière au coût de la certification à l’agriculture biologique des exploitations vosgiennes. 

Le choix du bio

Thierry Georgel n'a plus d'activité laitière depuis 3 ans.
Il privilégie désormais la culture des céréales et le maraîchage, sur 170 hectares. Parmi les céréales cultivées, le blé, l'orge, le tournesol, le maïs grain. Mais aussi des lentilles et du soja.
L'activité maraîchère, quant à elle propose les légumes de saison, principalement écoulés directement à la ferme.
Récolte des céréales. / © Ferme Georgel
Récolte des céréales. / © Ferme Georgel

Pourquoi le Bio ?

Thierry Georgel est clair: sa démarche est volontairement sociétale.
Il ne propose plus la même approche de l'exploitation agricole, et se dit "plus serein pour la planète", privilégiant une approche environnementale, beaucoup plus proche de la biodiversité.

Le passage au bio lui garantira de meilleures ventes (une demande en hausse de l'ordre de 15 % l'an dernier), ainsi que la possibilité de percevoir des aides, sans qu'il soit toujours possible d'en déterminer le montant et les dates de versement.
Cette conversion est cependant selon l'exploitant du "gagnant-gagnant", puisqu'elle détermine une meilleure qualité de production, plus responsable et environnementale, tout en lui assurant valorisation et rentabilité accrues.

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