Vittel : mobilisation citoyenne contre la fermeture temporaire des urgences de l’hôpital

Plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées samedi 15 avril 2023 à partir de dix heures devant les urgences de l’hôpital de Vittel (Vosges). Elles réclament la réouverture du service qui est fermé la nuit et les week-ends depuis le 3 avril.

Les urgences de la première cité thermale des Vosges ne répondent plus la nuit et le week-end. En cause selon les manifestants qui ont rallié la mairie de la ville depuis l’hôpital samedi 15 avril 2023 au matin : la difficulté à recruter des médecins intérimaires. Ces derniers constitueraient 50% des effectifs du service.

On en appelle directement aux médecins intérimaires pour qu'ils viennent chez nous. On a peur pour l'avenir... c'est la première fois que les urgences ferment la nuit et le week-end, et on n'a aucune visibilité pour la suite !

Patrick Fournier, secrétaire général CGT Vosges

Depuis la mise en œuvre effective de la loi Rist, leur salaire est strictement encadré, ce qui pose des problèmes de recrutement. Elle plafonne en effet l'indemnité des médecins intérimaires à 1.390 euros brut pour une garde de 24h.

En conséquence, le Centre hospitalier de l’ouest vosgien (Chov) de Vittel a suspendu l’activité des urgences, jusqu’à nouvel ordre, et vraisemblablement au moins jusqu’au 1er mai. Les manifestants, qui comptaient parmi eux des usagers, mais aussi des élus et des membres du personnel de l’hôpital, ont fait signer une pétition qui réclame la réouverture du service. Selon eux, elle aurait déjà récolté 2.000 signatures. "On demande la réouverture immédiate des urgences" explique Patrick Fournier, secrétaire général CGT des Vosges, "il manque 7 à 8 médecins sur les hôpitaux de Vittel et de Neufchâteau, nous n'avons aucune visibilité pour le mois de mai".

Les urgences d’Epinal et de Neufchâteau prennent actuellement le relais pendant la période de fermeture du service de Vittel. Le groupe parlementaire LFI-NUPES prévoit de déposer une proposition de loi pour "empêcher que la loi RIST ne serve de prétexte aux fermetures à l'hôpital".