Laval-sur-Vologne : pollution après l'incendie de l'usine Lucart

Des analyses réalisées suite à l'incendie de l'usine Lucart, à Laval-sur-Vologne, qui s'est produit le 1er mars dernier, révèlent une pollution des légumes et des sols, dans un périmètre de 1km autour de l'usine. Des traces de dioxines, furanes et de plomb ont été retrouvées.
L'usine est située à quelques dizaines de mètres des premières habitations
L'usine est située à quelques dizaines de mètres des premières habitations © Grégory Boileau/ France Télévisions

1er mars 2021. Un incendie se déclare dans deux entrepôts de l'usine de recyclage de papier Lucart, à Laval-sur-Vologne. Il faudra l'intervention de 70 pompiers pour maîtriser les 10 000m² en flammes. Quatre mois plus tard, les analyses de l'eau, des sédiments, des sols et des végétaux montrent des traces de dioxines, furanes et plomb dans un périmètre d'un kilomètre autour du site. Des substances cancérigènes qui peuvent provoquer des problèmes au niveau de la procréation, du développement, léser le système immunitaire ou interférer avec le système hormonal.

Les autorités ont donc recommandé aux habitants de la zone concernée de se laver les mains après avoir manipulé la terre. Particulièrement pour les enfants qui peuvent être davantage en contact avec la terre lors des jeux en extérieurs. De ne pas consommer les produits des vergers, potagers et des élevages domestiques (lapins, volailles, oeufs...). Nadine Herold, une riveraine de l'usine, possède un potager et s'étonne des mesures qu'elle juge quelques peu légères " je trouve quand même un peu bizarre qu'on nous dise juste lavez-vous les mains, pelez vos légumes et faites attention ". D'autant que les habitants ont appris la pollution de leurs sols le 29 juin. Soit près de quatre mois après l'incendie.

L'Agenre Régionale de Santé, ARS, se veut rassurante " Ces substances présentent des risques importants en cas de contact prolongé dans le temps, en cas d'exposition sur plusieurs années. Là on ne parle que de quelques mois. Il n'y a pas d'inquiétudes particulières" Des analyses complémentaires sont prévues prochainement afin de suivre l'évolution de la pollution et pour étudier, justement, si le lavage et épluchage des fruits et légumes permettent de respecter les seuils réglementaires. Les résultats sont attendus d'ici "quelques semaines", toujours selon l'ARS. 

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