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Chloé enlevée, tuée et violée à Calais : ce que l'on sait sur Zbigniew Huminski, l'auteur présumé

Zbigniew Huminski. / © DR
Zbigniew Huminski. / © DR

On en sait plus sur l'auteur présumé des faits d'enlèvement, suivi de mort et viol sur mineur, un homme de 38 ans originaire de Pologne. Il est soupçonné d'avoir tué Chloé, 9 ans.

Par Emmanuel Magdelaine

L'homme interpellé après l'enlèvement, le viol et l'assassinat de Chloé, neuf ans, à Calais, et qui a reconnu "immédiatement son implication dans le meurtre de l'enfant" lors de sa garde à vue s'appelle Zbigniew Huminski. Né en 1977, il a vécu en France au début des années 2000 avant de retourner en Pologne. Il a vécu de petits boulots d'ouvrier et de missions d'intérim pendant plusieurs années. 

En 2009, il revient en France dans l'espoir d'intégrer la légion étrangère. Mais à cause de ses antécédents judiciaires, sa candidature est rejetée. Il avait alors affirmé à la justice qu'il voulait se rendre chez sa soeur en Angleterre. Il a dit la même chose aux enquêteurs la nuit dernière pour justifier sa présence à Calais, où il n'avait pas le droit de se trouver. Conséquence d'une condamnation en 2010.
 

Procès à Boulogne en 2010

Car le passé judiciaire de Zbigniew Huminski est lourd. Le 27 juin 2009, ce célibataire qui vivait en colocation avec un Bulgare rue des Fontinettes à Calais, s'en prend à deux personnes qui résident route de Gravelines à Calais. Menaces, violences, extorison de fonds... L'une d'elles a même été ligotée.

Au procès, à l'époque, Micheline T., 78 ans avait raconté : « Je lui ai demandé ce qu'il voulait. Je lui ai demandé de ne pas me faire de mal. Sinon, il ne fallait pas me rater, car je ne voulais pas souffrir. Il est même allé dans le frigo, dans la cuisine. Mais au moindre sac vide tombé par terre, il sautait dessus. Il n'était pas saoul, mais plutôt lucide. Il n'est pas rentré par hasard, ça m'étonnerait... J'ai fui, par instinct de survie, mais maintenant, je vis en cage, comme une bête sauvage, enfermée... tout ça pour 60 euros »

Au tribunal, le prévenu qui parle bien français, presque sans accent, avait reconnu les faits et s'était excusé. Le psychiatre l'avait décrit comme "intolérant à la frustration, immature et en manque d'estime de lui-même, alcoolique chronique, connaissant toutefois les interdits, condamné en 2004 pour des faits similaires commis en 2003, en France, connu en Pologne également, pour des faits de violences entre autre... de vols, de violation de domicile. Il ne présente toutefois pas de syndrome ou d'anomalie de la personnalité ». Son avocat à l'époque, Maître Joss, se souvient également que l'expert psychologue avait alerté le tribunal sur les risques de récidive du prévenu.

Ce 2 avril 2010, ce Polonais de 38 ans, avait été condamné à six ans de prison ferme. Il a été interdit de façon définitive du territoire français. Il restera encore 4 ans en prison. Le 27 mars 2014, 6 jours après sa sortie de prison de Fresnes, il est expulsé à Varsovie dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen.
 

Récidiviste

Zbigniew Huminski est un récidiviste. Il a été condamné à 4 ans d'emprisonnement une première fois par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer le 4 novembre 2004 pour extorsion avec violence, séquestration et vol aggravé. Placé sous mandat de dépôt le 18 juin 2003, il a été maintenu en détention jusqu'au 30 novembre 2005. Il a également été condamné à plusieurs reprises en Pologne
 

Etait-il à Calais depuis le matin seulement ?

Selon le scénario de l'enlèvement tel que rapporté par le suspect aux enquêteurs de la PJ de Coquelles, Chloé, qui jouait dans la rue, a braqué un pistolet à eau sur l'homme qui l'a alors empoignée et contrainte à monter à l'arrière de son véhicule. Selon ses dires, le ravisseur présumé, était arrivé le matin même à Calais avec le projet de se rendre en Angleterre, où vit sa soeur. Des propos que l'enquête devra vérifier.

Une "discussion est en cours avec les autorités polonaises de manière à établir les conditions dans lesquelles cette interdiction du territoire a été enfreinte
par le criminel en question
",a déclaré le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

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