Agriculture : la Région demande le retour des néonicotinoïdes pour lutter contre les insectes ravageurs de cultures

Le président et la vice-présidente de la Région Hauts-de-France ont adressé un courrier au ministre de l'Agriculture Marc Fesneau, pour l'alerter sur l'état des cultures d'endives, de betteraves-sucrières et de chicorée. Ils demandent notamment la réintroduction des néonicotinoïdes et de mettre fin aux importations de sucre ukrainien.

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"Il s'agit de notre force de production, de notre patrimoine agricole, de nos filières économiques et de notre souveraineté alimentaire." Ce jeudi 22 février 2024, le président de la Région Hauts-de-France Xavier Bertrand et la vice-présidente Marie-Sophie Lesne, en charge de l'agriculture, ont adressé un courrier au ministre de l'Agriculture Marc Fesneau, concernant la situation des filières betterave-sucre, chicorée et endives. Trois cultures emblématiques du nord de la France.

Les représentants de la Région dressent le portrait d'agricultures en tension à cause de "ravageurs de culture", des insectes et acariens qui provoquent une baisse de la quantité de production en s'attaquant aux plantes. Le courrier enjoint le ministre de l'Agriculture de trouver des solutions alternatives performantes et disponibles immédiatement pour que les agriculteurs puissent faire face à cette pression supplémentaire.

Rétablir les néonicotinoïdes

Déjà à la mi-février, les endiviers du nord tiraient la sonnette d'alarme face à l'interdiction de trois pesticides d'ici 2025, le Benfluraline, le Triflusulfuron-méthyle et le Spirotétramate, leur faisant craindre une baisse de rendements. Pour pallier cette inquiétude, le président de la Région demande à Marc Fesneau de proposer des "solutions transitoires sur la base de substances actives validées par l'Autorité européenne de sécurité des aliments".

Concernant la filière de la betterave-sucrière, le courrier fait savoir l'urgence "de supprimer la surtransposition en droit français des interdictions d'utilisation des néonicotinoïdes et des substances assimilées", comme cela a pu être le cas en Allemagne.

► À lire aussi : Les endiviers tirent la sonnette d'alarme suite à l'interdiction prochaine de trois pesticides

Mettre fin aux flux de sucre ukrainien

Les représentants de la Région font aussi part de la nécessité, selon eux, d'abroger le règlement de la Commission européenne permettant l'importation de sucre depuis l'Ukraine. Selon la filière, 700 000 tonnes de sucre pourraient circuler dans l'Union européenne d'ici juin prochain, "ce qui risque de déstabiliser fortement ce marché".

Le contexte de guerre ne peut pas être utilisé comme un moyen de concurrence déloyale aux dépens de la valeur de nos produits agricoles, et donc des revenus de nos agriculteurs.

Courrier des représentants de la Région

"Le contexte de guerre ne peut pas être utilisé comme un moyen de concurrence déloyale aux dépens de la valeur de nos produits agricoles, et donc des revenus de nos agriculteurs", fini de constater le courrier.