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Pour Darmanin, les Gilets Jaunes est un “mouvement contradictoire”, qui veut moins d'impôts et plus d'aides

Gerald Darmanin sur le plateau du Grand Jury RTL / Le Figaro / LCI. / © Capture d'écran Youtube / RTL
Gerald Darmanin sur le plateau du Grand Jury RTL / Le Figaro / LCI. / © Capture d'écran Youtube / RTL

Les gilets jaunes sont "un mouvement un peu contradictoire qui veut à la fois moins d'impôts et plus de services publics", a estimé dimanche le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin dans l'émission Le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.
 

Par AFP

Le ministre et ancien maire de Tourcoing a dit entendre les motivations des gilets jaunes et leur "ras-le-bol" face au poids "beaucoup trop élevé" de la fiscalité en France, qui, avec un taux de 45%, est "le pays avec le plus d'impôts et de dépenses publiques". Il a ajouté qu'il aimerait être "le ministre du Budget de l'Allemagne, des Pays-Bas ou de la Suède" qui dégagent des excédents budgétaires, et pouvoir redistribuer de la richesse.

Mais "je ne suis pas un démagogue, si nous baissons les impôts, ou si nous décidons un moratoire, il faudra faire un moratoire sur les dépenses", a-t-il averti, tout en reconnaissant qu'il "faut peut-être aller plus loin dans la baisse des impôts". Selon Gerald Darmanin, les Français qui ont manifesté ne contestent pas la fiscalité écologique mais réclament plus de pouvoir d'achat : "chacun s'occupe à la fois de la fin du mois et de la fin du monde, même si c'est vrai qu'on regarde plus la fin du mois quand on a des difficultés sociales". 
 
Gerald Darmanin au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI
Emission du 25 novembre 2018

Il a défendu la politique "courageuse" d'Emmanuel Macron et Edouard Philippe, arguant qu'ils sont le "premier gouvernement à augmenter les salaires sans toucher à la compétitivité des entreprises" et le premier à supprimer la taxe d'habitation. Au passage, il a égratigné le quinquennat de François Hollande pour avoir par exemple arrêté l'écotaxe, "remplacée par rien, ni par une hausse de la fiscalité ni une baisse de la dépense", ce qui a abouti à ne pas pouvoir financer des infrastructures comme le Canal Seine-Nord.
 

"Devoir mettre de l'argent là où il n'y en avait pas"

Selon M. Darmanin, après des années de "politique de la gaudriole", "à Bercy les caisses sont vides et on a 100% de dette". "Emmanuel Macron se retrouve à gérer un pays où les Français disent qu'ils ont trop de fiscalité et par ailleurs des caisses vides. L'Etat ne joue pas au casino avec l'argent des Français : quand vous donnez 200 euros d'impôts, y en a 40 qui vont pour la sécurité/défense, 40 pour l'éducation etc..." Le gouvernement actuel se retrouve, selon lui, à "devoir mettre de l'argent où il n'y en avait pas". M. Darmanin a assuré être "le premier ministre du Budget depuis 20 ans à prévoir zéro augmentation de la dépense publique".

"Quand on supprime 1,5 milliard sur les contrats aidés comme (la ministre du Travail) Muriel Pénicaud ou 1,5 milliard sur le budget du logement, on fait 3 milliards en gros d'économies. C'est très dur dans l'opinion publique pourtant nous le faisons et nous sommes le premier gouvernement à le faire", a-t-il indiqué.
 

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