Le directeur d'une école alternative à Villeneuve d'Ascq mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans

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Écrit par Emmanuel Pall

Le directeur de "La Maison des aventuriers du savoir" à Villeneuve d'Ascq est mis en examen pour agressions sexuelles. Il se présentait comme un guide et se consacrait aux adolescents dans cette école qui accueille des petits et des plus grands.

Le parquet de Lille confirme l'information révélée par Médiacités : "le suspect a été placé en garde à vue le 5 mai 2022. Déféré et présenté à un juge d’instruction, l’homme âgé de 53 ans a été mis en examen du chef d’agressions sexuelles imposées à des mineurs de 15 ans. Placé sous contrôle judiciaire, il lui est interdit de paraître à Villeneuve d’Ascq, d’être en contact avec des mineurs, d’exercer une activité en lien avec l’infraction et de rentrer en contact avec les victimes".

Ouverte début 2021, "La Maison des aventuriers du savoir" propose aux 2-15 ans "une autre façon d’apprendre" et se présente comme un école trilingue.

Elle est née d'une reconversion de son directeur, Jean-Charles Garcia. Après une première carrière professionnelle comme "électricien et préventeur, puis 22 ans en animation et gestion de formation professionnelle et technique, je m’apprêtais à continuer dans ces domaines. Mais j’ai mûrement décidé une reconversion professionnelle", note le site internet de l'école.

"Praticien holistique (en reiki notamment, qui propose une guérison par les mains) et coach en bien-être après un burn-out, il imagine et dirige cette école dans laquelle il n’y aura pas d’enseignants mais des « guides », pas d’élèves mais des « aventuriers »", indique Médiacités.

Le suspect était "guide" en charge des élèves les plus âgés, nommés "Innovateurs" selon le site de l'école, établissement hors contrat "trilingue et bienveillant" basé à Villeneuve-d'Ascq se revendiquait en même temps des pédagogies de Freinet, Montessori et Steiner.

Le directeur risque aujourd'hui 10 ans de prison et de 100 000 € d'amende. On ne sait pour le moment combien de victimes ont pu être recensées. "Plusieurs plaintes" sont déposées, selon l'AFP, l'Agence France Presse.