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Boulogne-sur-Mer : 14 migrants, dont une femme et ses deux enfants, interceptés avant d'avoir pu quitter le port

Photo d'illustration. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Photo d'illustration. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Aucun passeur n'a pu être identifié parmi eux.

Par Q.V avec AFP

Quatorze migrants ont été interpellés lundi soir à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), alors qu'ils tentaient de quitter le port à bord d'un bateau de pêche volé pour rejoindre la Grande-Bretagne, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
 

"Ceux qui tentaient de leur faciliter le passage étaient en train de fracturer le bateau" pour les faire monter lorsque la capitainerie a alerté les autorités, a expliqué le procureur de la République Pascal Marconville, confirmant une information de la Voix du Nord.

Selon le magistrat, les quatorze migrants, dont une mère et ses deux enfants, se présentant tous comme étant irakiens, ont été remis au préfet, libre de prendre des obligations de quitter le territoire français (OQTF) et un placement en centre de rétention administrative.
 

 

Pas de passeur identifié

"Après enquête de la police aux frontières (PAF), on n'a pas vraiment identifié de passeurs parmi eux, c'était des gens qui tentaient de bénéficier d'un passage", a poursuivi le magistrat qui a ouvert une enquête préliminaire.

La PAF recherche donc "a priori" deux personnes qui "ont réussi à échapper aux services de police", soupçonnées d'être les passeurs.

"Mais ça peut être plus, ces réseaux sont organisés de façon pyramidale", a rappelé M. Marconville, qui souligne que "pour une fois, l'interpellation a eu lieu avant que le bateau ne quitte le port, ce qui montre que les surveillances policières sont plus efficaces".

 

Multiplication des tentatives

Mi-novembre, un premier bateau de pêche volé dans le port avait été intercepté près des côtes anglaises et le 23 décembre, un deuxième avait été arrêté avec seize migrants au large de Boulogne-sur-Mer.

Les tentatives de traversée de la Manche, la plupart du temps sur des petites embarcations, se sont multipliées ces dernières semaines. Depuis le 23 décembre, près d'une centaine de personnes ont été secourues en mer par les autorités françaises ou britanniques.
 

Pour y répondre, les ministres de l'Intérieur britannique et français se sont mis d'accord dimanche pour accroître la collaboration bilatérale, avec "plan d'action renforcé" qui sera mis en oeuvre dans les prochaines semaines.
 

La densité du trafic, les courants importants, les hauts fonds, le vent quasi permanent et la température de l'eau rendent la traversée du détroit (33 km de distance minimale) très difficile et extrêmement dangereuse.
 

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