PORTRAIT. Le cosplay, "un univers en marge de la brutalité du monde", pour Crea Clairdelune

À Tours, les 1er et 2 juillet prochains, Créa Clairdelune défendra les chances de la région pour gagner la Coupe de France de Cosplay, cette discipline artistique qui demande d'interprêter un personnage fictif connu en ayant confectionné et revêtu le costume de ce personnage. Un univers magique et envoûtant. Explications.

C'est un univers imaginaire, magique, qui émerveille, loin de la brutalité ambiante. En tout cas, c'est un peu comme cela que Crea Clairdelune conçoit le Cosplay. Cette discipline artistique, consiste à interpréter un personnage fictif issu de la littérature, du cinéma ou des jeux vidéo en revêtant un costume propre au personnage que l'on confectionne soi-même, de manière artisanale. 

"J'aime cet aspect des choses, l'artisanat, le fait de créer quelque chose de ses mains", explique Crea Clairdelune qui apprécie également l'aspect théâtral des choses : "cela n'a pas de prix quand on voit des étoiles dans les yeux des enfants et des parents", lors de la représentation. 

Créa Clairedelune est la seule cosplayeuse à être sélectionnée pour représenter la région des Hauts-de-France lors de la finale de la Coupe de France de Cosplay à Tours, le week-end prochain, du 30 juin au 2 juillet. Evénement organisé à l'occasion d'une convention sur la pop culture et la culture nippone, Crea Clairdelune (Claire dans la vraie vie), aujourd'hui au musée de la dentelle de Calais, où elle officie, à la boutique du musée, elle explique entre quelques visiteurs, être aujourd'hui "impatiente et zen".

Car, même si l'année a été marquée par des soucis de santé qui l'ont écartée de sa passion pendant trois mois, si l'année a été rythmée aussi par sa vie de famille et son travail, le costume est prêt ! Et la représentation sur une minute trente également. 

29 finalistes à Tours, les 1er et 2 juillet prochains

Pour le costume, 480 heures de travail sur une année ont été nécessaires. Mais n'insistez pas, la surprise est réservée aux spectateurs (10 000 personnes attendues par jour à la convention du week-end prochain). C'est contractuel, explique Claire, qui précise que son personnage, réservé à l'avance, pour qu'il n'y ait pas de doublon parmi les concurrents, est Ana, une snipeuse égyptienne, issue du jeu vidéo Overwatch.

"C'est un de mes personnages préférés, je souhaite le faire depuis quelques années, mais je n'avais pas le niveau", estime Claire, ravie mais aussi sereine à l'idée de présenter ce personnage. Compétitrice, elle dit préférer "perdre contre des très forts que gagner contre des beaucoup plus faibles". "C'est mon côté défi, j'aime bien progresser et quand il y a un enjeu. Je ne fais pas de compétition pour écraser les gens", commente-t-elle.

Ses adversaires principaux seront peut-être Archonos (un Breton), Gally (une Réunionnaise qui représentera les Dom-Tom) ou Dia-naë (une concurrente de Nouvelle Aquitaine). Vous l'avez compris, la compétition est mixte et, en moyenne, on compte un homme pour deux femmes lors des représentations des personnages. "Côté création de costumes, les hommes sont un peu plus nombreux", constate Claire qui sera en compétition contre 28 autres finalistes pour cette Coupe de France.

A ce petit jeu Claire, qui sent que cela sera serré, espère bien jouer sa carte et ramener "une petite coupe" à la maison. Quant à sa prestation scénique, elle sera "combative et dramatique" prévient-elle.