Des OGM interdits trouvés dans des aliments pour animaux (DGCCRF)

L'usine Ajinomoto dans la commune de Mesnil-St-Nicaise (80).
L'usine Ajinomoto dans la commune de Mesnil-St-Nicaise (80).

L'information a été révélée par Le Monde, selon le journal des OGM interdits ont été retrouvés dans des aliments pour animaux produits par les sites Ajinomoto d’Amiens et Mesnil-Saint-Nicaise.

Par France 3 Hauts-de-France et l'AFP

Des OGM non autorisés dans l'Union européenne ont été détectés dans des aliments pour animaux en France, a fait savoir mercredi la direction de la répression des fraudes (DGCCRF), confirmant une information du Monde.

"Il y a eu un contrôle de la DGCCRF fin 2017 dans une entreprise en France où des anomalies ont été trouvées suite à la présence d'OGM non autorisées en Europe dans de l'alimentation animale", a indiqué la DGCCRF à l'AFP.

Selon une porte-parole de la Commission européenne, suite au signalement par la France, les autres Etats membres de l'UE ont été alertés. "Etant donné que les produits ne sont pas autorisés, ils sont de facto interdits, donc ils doivent être retirés du marché", a-t-elle indiqué à l'AFP.

Ajinomoto possède deux usines dans la Somme  


Les produits en question sont des bactéries génétiquement modifiées mortes, qui "ont servi à produire des acides aminés utilisés comme additifs dans l'alimentation animale pour les ruminants, les porcs et les saumons", précise Le Monde, pointant du doigt des "filiales française du géant agroalimentaire Ajinomoto". Il s'agit des sites de production qui se trouvent dans la Somme à  Amiens et dans la commune de Mesnil-Saint-Nicaise.  

Erreur administrative selon Ajinomoto


"Les substances citées dans l'article du journal Le Monde ont été placées sur le marché européen suite à une erreur administrative", a expliqué dans un communiqué le groupe japonais, qui se présente comme le "premier producteur mondial d'acides aminés par fermentation".

"Dès que nous avons pris connaissance de cette situation, toutes les démarches nécessaires auprès des autorités nationales et  européennes ont été entreprises", a-t-il ajouté, s'engageant à "suivre les standards les plus élevés en matière de santé, de sécurité et de traçabilité".

Les produits mis en cause auraient servi à fabriquer de l'alimentation animale expédiée notamment en Estonie, d'où elle a été redistribuée en Roumanie, Lituanie, Lettonie, Hongrie et Italie, poursuit Le Monde.

D'après Le Monde, qui indqiue avoir consulté deux avis de l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA)"estime qu'il n'est pas possible de conclure pour la sécurité des consommateur".

Greenpace France dénonce le manque de traçabilité des aliments dans l'UE


"Cette affaire est scandaleuse à plusieurs niveaux", a réagi dans un communiqué Suzanne Dalle, chargée de campagne agriculture chez Greenpeace France, dénonçant notamment le "manque de traçabilité des aliments" dans l'UE.

"Depuis quand considère-t-on acceptable de nourrir des vaches, des cochons, des saumons avec des aliments produits avec des bactéries génétiquement modifiées ? Une fois de plus, malgré les scandales de la vache folle, des lasagnes à la viande de cheval, de la grippe aviaire, les multinationales, avec la complicité de l'Union européenne, continuent de jouer aux apprentis-sorciers au mépris du principe de précaution et du respect du consommateur", a-t-elle ajouté. Actuellement, une soixantaine d'organismes génétiquement modifiés sont autorisés dans l'UE à des fins d'alimentation humaine et animale, dont l'écrasante majorité est importée.



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