Xavier Bertrand veut que le mot “laïcité” soit ajouté à la devise de la République française

Xavier Bertrand souhaite que le mot "laïcité" soit ajouté à la devise de la république française. / © Maxppp/Jean-François Frey
Xavier Bertrand souhaite que le mot "laïcité" soit ajouté à la devise de la république française. / © Maxppp/Jean-François Frey

Invité dimanche du  du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le président de la région Hauts-de-France souhaite que la laïcité devienne le "quatrième pilier" de la République française. Il doit par ailleurs présenter des pistes au ministre de l'intérieur à propos ds listes communautaristes aux municipales.

Par France 3 HDF avec AFP

Liberté, égalité, fraternité....laïcité. C'est la nouvelle devise que Xavier Bertrand (ex-LR) aimerait que la France adopte. Invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le président de la région Hauts-de-France a déclaré que la laïcité "devrait avoir la même force et la même place que notre devise républicaine. Je souhaiterais d'ailleurs que la laïcité soit érigée en quatrième pilier de notre république, qu'on lui donne une dimension constitutionnelle (...) pour lui donner à tous points de vue la même valeur constitutionnelle et la même garantie de respect".
 

Un ajout qui ne pourrait se faire que par une révision de la Constittion

Xavier Bertrand par ailleurs va présenter mardi au ministre de l'Intérieur ses pistes pour interdire les listes communautaristes aux élections. Il doit être reçu  mardi par Christophe Castaner avec le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau.


Le président de la région Hauts-de-France a posé la problématique de ces listes sur la table mi-septembre, demandant au gouvernement de prendre des dispositions pour les municipales de mars. Bruno Retailleau a, lui, déposé une proposition de loi qui vise notamment à empêcher le dépôt
de listes ou le financement de candidats menant une "campagne communautariste".

Le gouvernement ne semble actuellement pas favorable à des mesures en amont. Mais Xavier Bertrand estime qu'"il vaut mieux prévenir que guérir".
    
Les listes communautaristes restent en France un phénomène marginal selon les experts, qui soulignent que personne ne revendique ce terme. Souvent mise en cause, l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) réfute cette classification. Le parti créé en 2012 a recueilli moins de 29.000 voix aux européennes, avec cependant des pics dans quelques communes en région parisienne.
 

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