Le corps de Jean-Michel Grémy, partiellement carbonisé, a été découvert par le facteur le 9 janvier dernier. Les enquêteurs privilégient la thèse criminelle. Ils ont contrôlé ce mercredi 600 automobilistes à proximité du lieu où a été découverte la victime.
Une semaine après le meurtre, les enquêteurs ont mené ce mercredi sur la départementale 938 (l'axe Mortagne-Bellême) une vatse opération de contrôle. Près de 600 automobilistes ont été interrogés par les gendarmes. Le 9 janvier dernier, le facteur découvrait, à quelques mètres de cette route, le corps partiellement carbonisé de Jean-Michel Grémy, un homme de 67 ans vivant seul. Il serait décédé la veille, le 8 janvier.
Visible de la chaussée
Compte tenu de la carbonisation du cadavre, les enquêteurs estiment que les automobilistes, circulant sur la départementale le jour du décès, ont sûrement dû apercevoir des flammes. "Le lieu exact où a été découvert le corps est visible de la chaussée", rappelle le Capitaine Pascal Seingier, Commandant en second de la compagnie de Mortagne-au-Perche (61). Les usagers de cette route ont donc été interrogés ce mercredi pour tenter de retracer la chronologie des événements. "Ces témoignages peuvent porter sur tout: la présence d'une personne, d'un véhicule, la nature du brasier, la densité des flammes, l'heure du feu qui a nécessairement été vu par les automobilistes empruntant l'axe Mortagne-Bellême", explique Carole Etienne, procureur de la République d'Alençon.Les enquêteurs privilégient la piste criminelle. Autour du corps, ils ont trouvé des plombs de chasse.
Reportage de Jean-Pierre Bonnefon et Damien Migniau
Intervenants:
- Capitaine Pascal Seingier, Commandant en second de la compagnie de Mortagne-au-Perche
- Carole Etienne, procureur de la République d'Alençon
- Guillaume Cabaret, restaurateur
- Guy Suzanne, maire d'Eperrais