Fuites d'huile, vétusté, fissures, corrosion : le redémarrage de la centrale de Flamanville reporté

Initialement prévu fin octobre, le redémarrage des réacteurs de la centrale de Flamanville est repoussé. L'Autorité de Sûreté du Nucléaire a relevé une longue liste de "non conformités".

© CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Voilà plus d'un an que les deux réacteurs manchois n'ont plus produit d'électricité. Un arrêt qui coincide avec le placement sous surveillance de la centrale par l’ASN. Une mesure "très rare" sur le parc nucléaire français. En juin dernier, le gendarme du nucléaire pointait, dans son bilan annuel 2019, un manque de rigueur d’exploitation de la centrale de Flamanville. Quatre mois plus tard, des problèmes persistent au regard des éléments relevés lors d'une inspection rélisée les 16 et 24 septembre

Les réacteurs 1 et 2 étaient censés redémarrer le 31 octobre prochain. Le site internet de RTE, qui gère le réseau électrique, annonce désormais un redémarrage du réacteur 1 pour 15 décembre et celui de son petit frère le 8 novembre.

Des "non-conformités" sur le réacteur 2

Interrogé par l'AFP, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a indiqué que le report du redémarrage du réacteur 2 était en partie dû à des demandes de sa part. "Il s'agit de non conformités relevées par l'ASN notamment lors de ses inspections. Une autre partie concerne les justifications que l'ASN attend", selon le service de presse du gendarme du nucléaire.
    
Dans un courrier de 11 pages daté du 7 octobre disponible sur son site internet, l'ASN a ainsi formulé de nombreuses "demandes d'actions correctives" concernant notamment des "fuites d'huile" sur un moteur, des "joints intumescents de portes coupe-feu" à "remplacer", la "vétusté" de compresseurs, des "fissures" sur béton armé, ou de la "corrosion" sur une vanne. Ce courrier fait suite à une "inspection annoncée" qui a eu lieu les 16 et 24 septembre, selon le document. EDF indique avoir envoyé des éléments de réponse à l'ASN.
    
Concernant les causes du report du redémarrage du réacteur 1, l'ASN a renvoyé vers l'exploitant. EDF avait évoqué en septembre le report du redémarrage du réacteur 1 et sa volonté de "prioriser" celui du réacteur 2. La centrale de Flamanville est placée sous surveillance renforcée de l'ASN depuis
le 11 septembre 2019.
    
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