La Normandie une région particulièrement touchée par le risque d'AVC ?

C'est une certitude statistique, il y a plus de cas d'AVC et d'accidents coardiovasculaires dans le Nord de la France, Normandie compris. Pour en savoir plus, un observatoire des AVC va observer pendant 3 ans le territoire normand. Un suivi de près pour comprendre qui sont les populations à risque. 
Photo d'ilustration
Photo d'ilustration © PQR-La Montagne
Le CHU de Caen Normandie et l’université de Caen Normandie, en partenariat avec la Fondation Paul Bennetot et la Région Normandie, ont inauguré l’Observatoire des AVC Caen Normandie dont l’objectif est de suivre à long terme le devenir des patients et de leurs proches.

"Au moins 50 % des survivants conservent un handicap et presque tous ont besoin d’une prise en charge de longue durée.
Cependant, très peu d’études actuellement menées en France évaluent les conséquences à long terme de l’AVC, à l’échelle d’une population représentative"
, explique le Pr Emmanuel Touzé.


140 000 personnes sont victimes d'un AVC chaque année en France, 9000 en Normandie



Campagne au canada : "arrêter de fumer c'est au bout de 5 ans un vrai risque d'AVC diminué"
 

L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est en France la 1ère cause de mortalité chez les femmes et la 3e chez les hommes.

cette étude populationnelle permettra de mesurer l’impact de l’AVC sur la population, d’obtenir des données exhaustives et représentatives sur le territoire normand pour améliorer la qualité de la prise en charge des patients et adapter les politiques de santé. Environ 800 patients seront concernés chaque année par cette étude.


Une pathologie chronique qui représente un lourd fardeau pour les patients (dépression, fatigue, handicap, perte d’emploi), pour leurs proches (soutien moral, financier, aide aux activités quotidiennes) et pour la société. L’impact médico-économique de l’AVC est donc important aussi bien à la phase initiale qu’à la phase chronique. Néanmoins, aucun des registres français des AVC (Dijon, Lille et région de Brest) ne considère les conséquences du handicap post-AVC et il existe très peu de données sur l’impact des disparités socio-économiques et géographiques sur le pronostic de l'AVC (risque, mortalité aiguë, accès aux soins).
 
En 2020, on devrait donc être en mesure d'identifier quels AVC et quelles particularités sur le territoire Caen-Normandie pour quel suivi. Des données qui partent déjà d'une réalité connue : " Le Nord de la France (et donc la Normandie) est plus touché les maladies cardiovaculaires en général", insiste le Pr Touzet.

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
santé société région normandie chu de caen